Réflexion sur l’enfant handicapé mental

Réflexion sur l’enfant handicapé mental

Cette journée entre dans le cadre de l’implication de la société civile dans les efforts fournis par plusieurs intervenants avec la coordination du gouvernement.
Les travaux de ce colloque, tenu au siège de la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines, ont été ouverts par Mme Yasmina Baddou, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, de la Solidarité et de l’Action sociale.
L’initiative est louable dans la mesure où elle contribue à compléter la politique du département de Mme Baddou. Cette dernière a saisi cette occasion pour confirmer que le plan d’action élaboré par son département, pour l’intégration dans la société de l’enfant handicapé mental profiterait certainement de ce genre d’activité. Et la secrétaire d’Etat d’ajouter que « L’organisation d’une telle manifestation et le choix d’un sujet qui interpelle socialement et humainement, témoignent du degré de maturité et d’implication de la société civile dans ce domaine». La sensibilisation de la société à développer une culture éducative fondée essentiellement sur la prévention des problèmes dont souffrent les enfants handicapés mentaux, que pilote le gouvernement, ne peut s’étancher que grâce à l’apport et aux actions comme celle amorcée par l’ANAIS.
De son côté, le docteur Hachem Tyal, psychiatre et directeur scientifique de l’ANAIS a indiqué à la Map en marge du colloque que l’objectif scientifique et pédagogique de cette journée est de consacrer la culture d’intégration de l’enfant souffrant d’un handicap mental et de proscrire un regard social traditionnel basé sur le réflexe de l’exclusion. « Nous entendons, à travers cette journée, développer les outils d’évaluation des handicaps mentaux », a expliqué le Dr Tyal. D’après ce dernier, le travail en amont est très important.
Car l’action précoce rend l’opération éducative plus productive, les perspectives d’accès à l’enseignement fondamental plus prometteuses et plus élevées.
Par conséquent, les probabilités pour les personnes concernées de réussir les défis de l’autonomie et la socialisation sont plus fortes. Selon des statistiques avancées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les organismes des Nations unies, près de 10% en moyenne, de la population mondiale, sont atteints d’une infirmité et 25% en subissent les conséquences.
Le Maroc a toujours fait de la politique de soutien des handicapés une priorité, d’où l’encouragement du gouvernement à davantage d’implication d’acteurs potentiels.

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