Régionales: les équilibres préservés

Régionales: les équilibres préservés

Les élections régionales ont eu lieu, vendredi dernier, dans les seize régions du Maroc. C’est la dernière étape du processus électoral qui a débuté avec le renouvellement des Chambres professionnelles (artisanat, pêche, agriculture et commerce, industrie et services), les communales, les préfectorales et provinciales ainsi que les représentants des salariés. Tous ces derniers ont été appelés à choisir parmi eux les membres des 16 conseils régionaux. Au total, 1220 élus ont été donc investis. Avant d’aborder les résultats selon les tendances politiques, notons que les SAP ont récolté le maximum de sièges avec 187. Ceci-dit, le parti politique qui vient en tête est encore une fois celui de l’Istiqlal (PI), avec 159 élus dans l’ensemble des régions. Ce résultat est assez encourageant puisque le PI ne comptait que 143 élus depuis les élections régionales de 1997. L’USFP est arrivé en deuxième position avec 107 élus (102 en 1997). En troisième position, le Mouvement Populaire de Mohand Laenser a récolté 105 sièges. Il en dénombrait 119 en 1997. Le RNI est passé de la deuxième place (135 sièges en 1997) à la quatrième avec 111 élus régionaux. L’UD de Bouâzza Ikken, créée en 2001, a réalisé un très bon score, pour une première participation, puisqu’elle s’est adjugée 73 sièges. Même chose pour le PJD qui participe pour la première fois à ces consultations. Le parti d’Abdelkrim El Khatib a récolté 20 sièges. Les autres partis qui font leur apparition pour la première fois dans les conseils régionaux sont notamment Al Ahd (16 élus), le PRD (9 élus), le CNI (6 élus), le GSU (3 élus), et ADL (6 élus), Par ailleurs, le nombre d’élus régionaux du FFD est passé de 6 en 1997 à 24 en 2003. Autre exploit, celui du PSD qui passe de 2 à 16 sièges et du PDI qui passe de 3 à 10 sièges. Le PPS a, lui aussi, amélioré sensiblement son résultat. Il est passé de 14 élus lors des élections de 1997 à 49 cette année. Le MNP passe de 35 sièges à 83. L’UC dégringole de 113 sièges à 35. La plus grande déconfiture a été enregistrée par le MDS de Mahmoud Archane. Après avoir récolté 87 sièges, en 1997, le MDS n’en compte aujourd’hui que 12 sièges. L’exception a été faite par le PND d’Abdellah Kadiri. C’est le seul parti de l’opposition qui a réussi non seulement à sauver les meubles mais même à améliorer son score. En 1997, le PND s’était adjugé 38 sièges. Aujourd’hui, il en compte 49. Pour ce qui est des syndicats, citons les plus importantes. La première centrale en termes de nombre d’élus régionaux est encore une fois la CDT, bien que ce nombre ait passé de 38 en 1997 à 29 cette année. Le syndicat d’Amaoui est suivi de l’UMT qui a récolté 23 sièges (24 en 1997). La nouvelle Fédération Démocratique du Travail (FDT, proche de l’USFP) qui participe pour la première fois, a récolté 16 sièges. L’UGTM perd quatre sièges, passant de 16 à 12 élus. Le syndicat du PJD, l’UNTM s’est quant à lui adjugé 5 sièges. A l’instar des communales et des préfectorales, ces chiffres ne sont pas décisifs. En d’autres termes, la grande bataille sera livrée lors de l’élection des présidents des régions. De manière générale, ce sont les mêmes alliances vont prévaloir. Ainsi, le président sortant du conseil régional de Rabat-Salé-Zemmour-Zaïr, Abdelkbir Bourkia (MP), a souligné qu’il a été sollicité pour un second mandat. Et d’ajouter que « les élus socialistes sont invités à rejoindre son camp pour le bien de toute la région ». Rien n’est gagné d’avance. En tout cas, la loi prévoit un délai de 15 jours pour l’organisation des élections des présidents et des bureaux du conseil régional. C’est donc le wali, en concertation avec les élus, qui devra fixer cette date.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *