Réhabiliter l’espace public

L’occupation illégale et anarchique de l’espace publique à Essaouira constitue l’un des problèmes les plus préoccupants de la ville. En dépit des interventions des autorités et des services de l’ordre, ce dépassement illégal continue de créer un grand dérangement pour les habitants et les visiteurs et à mettre en continuelle dégradation l’esthétique de la ville.
Dans la place Moulay Hassan, les responsables de certains cafés et restaurants étalent des chaises et des tables bloquant parfois la circulation des piétons et les obligent à descendre sur la chaussée encourant tous les risques, notamment les enfants. Les piétons dans cette place, qui connaît une forte affluence pendant cette saison, se trouvent dans l’obligation de circuler entre les tables du café pour passer de l’autre bout de la rue. La situation se complique davantage pour les femmes enceintes, celles accompagnant leurs enfants et les personnes âgées ou handicapées.
Dans l’ancienne médina, le phénomène n’épargne aucune artère. A Derb Laâlouj, Mellh Kedim, Chouarej, Souk Ouka, Istiqlal, Souk Jdid, Khaddara, Bab Doukkala et à Bab Marrakech, la même constatation reste de mise. En plus, les artères de l’ancienne médina sont déjà étroites. Chose qui rend le passage difficile, voire impossible dans certains cas. Les piétons préfèrent se frayer un chemin plus loin pour ne pas passer entre les tables ou les étals des marchands et des menuisiers. L’ancienne médina est un espace qui attire les touristes étrangers et les visiteurs nationaux. Ils font le déplacement pour découvrir la beauté de l’ancienne architecture de la ville. Architecture qui incarne toute une histoire. Mais, ce comportement d’occupation illégale et anarchique de l’espace public crée un dérangement et prive ces visiteurs de faire un tour dans ce vieux lieu et prendre des photos. Il faut dire que ces pratiques portent préjudice à l’esthétique de la ville et par ailleurs au tourisme qui constitue la première source de devises pour l’ancienne Mogador qui est connue par son calme, son climat et sa large côte atlantique.
Certes, l’habitude devient une seconde nature. Les commerçants, les restaurateurs, les gérants de cafés et les menuisiers se sont habitués à exploiter l’espace public. Dans certains cas, l’espace du lieu de commerce ne dépasse pas deux mètres carrés, mais la terrasse équilibre cet espace en occupant plusieurs mètres devant le lieu en question au détriment, bien entendu, du droit des piétons à circuler tranquillement et sans aucun risque des automobilistes.
A Casablanca et à Rabat de larges campagnes contre l’occupation illégale et anarchique de l’espace public sont lancées ces derniers mois, mettant un terme à l’anarchie et rendant aux deux capitales leur esthétique. A quand le tour d’Essaouira ?

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