Rejet du plan Baker

«Nous, les Sahraouis proclamons notre rejet du nouveau plan Baker qui, au lieu d’apporter la stabilité et la sérénité à la région, va créer des frictions et engendrer des tensions dans la population qui pourraient conduire à une guerre civile », a déclaré Mustapha Bouh, ex-membre du bureau politique du Polisario, dans une interview publiée récemment sur le site « Africa-live». « La dernière proposition de Baker est une solution boiteuse qui va nous amener encore une fois à affronter le problème de l’identification de la population » a-t-il ajouté précisant que le Polisario n’est pas le représentant des Sahraouis et qu’il n’est qu’un mouvement minoritaire à la solde de l’Algérie. Pour le Maroc, a poursuivi M. Bouh, « les choses sont claires. SM le Roi Mohammed VI a déclaré devant les Nations Unies que le Royaume est pour toutes les solutions qui ne touchent pas à sa souveraineté » rappelant que les populations des provinces du sud participent activement à la vie politique, sont représentées au Parlement et assurent la gestion des affaires locales. Interrogé sur les motivations qui ont poussé le « polisario » à accepter le plan Baker, M. Bouh a répondu que « ce n’est pas le mouvement qui décide d’accepter ou de refuser un plan, c’est l’Algérie qui prend les décisions et le +polisario+ n’a qu’à avaler les couleuvres ». Au moment de sa création, en 1972, par des intellectuels qui ont milité au sein de la gauche marocaine, et jusqu’en 1975, le programme du « polisario » ne comportait aucune idée séparatiste. Le mouvement ne voulait qu’une chose : Le départ de l’Espagne et la récupération par le Maroc de ses provinces sahariennes, a-t-il expliqué. Les idées sécessionnistes ne sont apparues « qu’après que l’Algérie ait commencé à former des Sahraouis sur son territoire », a fait remarquer M. Bouh rappelant le soutien massif apporté au « polisario » par ce dernier pays notamment sur le plan diplomatique. Pour M. Bouh, l’Algérie est responsable de la situation dramatique dans laquelle se trouvent les soldats Marocains qui sont emprisonnés et soumis aux travaux forcés « sur son territoire ». Le « polisario » refuse de libérer ces prisonniers qui sont exploités comme main-d’oeuvre pour la construction d’écoles et d’hôpitaux, a-t-il ajouté. Seuls, sont libérés ceux qui ne peuvent plus travailler et encore au compte goûte, a-t-il précisé. M. Bouh a rappelé que plusieurs responsables et membres du Polisario sont rentrés au Maroc.

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