Remise du 12ème Prix Hassan II de l’environnement : Les recommandations du jury

Remise du 12ème Prix Hassan II de l’environnement : Les recommandations du jury

Ce prix est destiné à créer une mobilisation collective et sociétale autour de l’environnement afin que la société s’approprie cette question fatale pour l’humanité.

Si le 12ème Prix Hassan II de l’environnement, jeudi dernier, remis pour la première fois sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, était un moment de liesse pour les gagnants, il a été une occasion pour le jury de formuler des recommandations. Des exhortations que le président du jury, Driss Guerraoui, formule en conclusions tout en s’exprimant autour de la démarche de son équipe.

Les 4 conclusions du jury     

Déjà, ce jury a tenu six audiences entre le début janvier et fin mars 2018. «Ces réunions ont été consacrées à la mise en place d’un programme d’action pour évaluer les candidatures conformément aux objectifs de l’arrêté organisant le prix et pour délibérer à propos des résultats finaux suite aux 99 candidatures déposées », précise le président. En détail, celles-ci sont réparties sur les cinq catégories. Il s’agit de 44 candidatures dans la catégorie de la recherche scientifique et technique, 24 pour chacune des catégories des médias et de l’action associative, 5 dans la catégorie des entreprises et 2 dans celle des collectivités territoriales. A propos des conclusions du jury, M. Guerraoui, également secrétaire général du Conseil économique, social et environnemental, a été on ne peut plus clair. « Notre pays est un réservoir réel pour les initiatives, professions et activités ayant trait à l’environnement. Celles-ci sont soit inconnues, soit sous-exploitées, soit encore investies sans se hisser à la hauteur de ces projets censés créer des richesses de manière à promouvoir l’emploi et affiner la gestion durable des ressources naturelles pour le futur. Une bonne catégorie de ces activités et métiers n’est pas encore découverte», estime-t-il. C’est pourquoi le prix peut, selon ses dires, devenir une interface pour révéler ce réservoir et ouvrir des perspectives prometteuses, notamment dans le rang des jeunes et les femmes. Quant à la 2ème conclusion, elle concerne les 12 nouvelles régions qui sont, d’après lui, aptes à créer des plans directeurs pour les activités ayant trait au développement durable afin de traduire la stratégie nationale afférente sur le terrain. «Nos engagements à l’échelle internationale et africaine exigent une réflexion créative autour des meilleurs moyens pour réussir l’ouverture de ce prix sur ces deux échelles», enchaîne M. Guerraoui à propos de la 3ème conclusion. Quant à la 4ème, elle porte, selon ses dires, sur la promotion de partenariats, dans le cadre de ce prix, entre l’université et les centres de recherche et d’innovation ainsi que les entreprises. Le tout en sollicitant l’organisation de ce prix sous le patronage effectif de SAR Lalla Hasna, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.

Les félicités du gouvernement

«Nous avons partagé avec les autres membres du gouvernement 21 plans avec des mesures relatives au développement durable qui figureront en 2019 dans la loi de Finances», précise Nezha El Ouafi. La secrétaire d’Etat chargée du développement durable ne manque pas de se féliciter de l’expérience du Maroc menée par SM le Roi qu’elle qualifie «d’homme écologique par excellence» et de la stratégie nationale de développement durable. «L’enjeu de ce prix est de créer une dynamique et une mobilisation autour du développement durable», enchaîne-t-elle. Egalement de la partie, le chef de gouvernement, Saad Eddine El Othmani, se félicite à son tour du Haut patronage royal et de la dénomination de ce prix qui, selon ses dires, porte le nom de Feu Hassan II, un grand homme qui a marqué l’histoire du Maroc contemporain. Pour lui, ce prix est destiné à créer une mobilisation collective et sociétale autour de l’environnement afin que la société s’approprie cette question fatale pour l’humanité. «Le développement durable est une prise de conscience collective des ressources disponibles qui ne sont pas appropriées à nous seuls mais aussi aux générations futures», poursuit-il.

Et les gagnants sont…

Ce prix, remis au titre de l’année 2017, a été attribué dans la catégorie associative aux Associations Al Mawja (Ouarzazate) Talassemtane pour l’environnement et le développement (Chefchaouen) et Dar Sihmed (Agadir). Dans la catégorie Recherche Scientifique, le prix a été accordé à Abdelhadi Guerouali. Pour leur part, ce sont les journalistes Naima Acharai, Mohammed Tefrouti, Youssef Zouitni, Adil Boukhima et Lahbib Slimani qui ont remporté le prix dans la catégorie Médias. Celle des entreprises a été présente sur le podium de par la victoire des sociétés Afrique Câbles, Lydec et Microelectronics Bouskoura. A leur tour, les collectivités territoriales de Marrakech et d’Agadir ont remporté ce prix.

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