Rentrée scolaire : Plus d’heures supplémentaires pour les enseignants du public

Rentrée scolaire  : Plus d’heures supplémentaires pour les enseignants du public

La rentrée scolaire s’annonce sous haute tension. L’arrêté publié récemment par le ministre de l’éducation nationale, Mohamed El Ouafa, qui interdit de manière provisoire aux enseignants et aux inspecteurs de l’enseignement primaire et secondaire d’effectuer des heures supplémentaires dans le privé a suscité une véritable polémique. Les grands perdants, à savoir les enseignants  du public et les directeurs des écoles privées jugent cette décision «injuste» et «abusive». Avec cette nouvelle mesure, les enseignants vont être touchés de plein fouet. Jusque-là, les heures supplémentaires constituaient une véritable manne et permettaient au corps enseignant de tirer son revenu vers le haut.  Du côté des établissements scolaires privés, l’arrêté du ministre ne fera qu’aggraver leur situation, ces derniers étant déjà confrontés à un manque d’enseignant. D’après l’arrêté ministériel, tout établissement d’enseignement privé qui aurait bénéficié des services du corps enseignant «s’exposera à des mesures judiciaires». Notons que cet arrêté intervient à la suite du non-respect par les enseignants des dispositions de la circulaire ministérielle N° 109 du 3 septembre 2008, du non-respect par les établissements d’enseignement scolaire privé des dispositions de la loi N° 06.00 formant statut de l’enseignement scolaire privé et de la circulaire ministérielle n°109, ainsi que des observations écrites et orales formulées au Parlement. La publication de cet arrêté a été motivée par les préoccupations exprimées à maintes reprises par les parents et tuteurs des élèves.
Outre cette mesure, la rentrée scolaire prévue les 12 et 13 septembre sera marquée par plusieurs nouveautés. A commencer par un nouvel emploi du temps pour le primaire. Selon la note du ministère de l’éducation nationale, l’horaire matinal a été fixé de 8h00 à 12H00 et de 14h00 à 16h30 pour les journées du lundi, mardi et jeudi, alors que pour mercredi, l’horaire scolaire sera de 8h00 à 12h00. Pour la journée du vendredi, la séance d’après-midi commence à 14h30 et s’achève à 17h00. En revanche, dans le milieu rural, l’horaire scolaire sera réparti en fonction de plusieurs critères, à savoir les conditions climatiques et géographiques, la distance entre l’école et les lieux de résidence des élèves ainsi que  la disponibilité des classes. Par ailleurs, le ministère de l’éducation nationale a décidé d’étendre les délais de règlement des frais d’inscription jusqu’à la fin novembre 2012 et ce en tenant compte de la situation financière des familles.  
S’agissant des manuels scolaires, le ministère a décidé que les prix seront «inchangés». Ainsi, les prix de l’ensemble des manuels pour le primaire varient entre 41 DH (1ère année) et 117,9 DH (6e année). Pour le secondaire collégial, les prix oscillent entre 129,55DH pour la 1ère année (7 manuels) et 158,95 DH pour la 3e année (8 manuels). Pour les manuels du lycée, les familles devront débourser 305,3 DH pour les troncs communs, 554DH pour la 1ère année du baccalauréat et 595,80 DH pour la 2ème année.

 «Insat» : Un service électronique pour les plaintes et réclamations.

Le ministère de l’éducation nationale lancera à partir du lundi 17 septembre un service électronique, «Insat», destiné à recevoir les réclamations et les plaintes des citoyens. L’objectif étant d’assurer le bon déroulement de la rentrée scolaire. Selon un  communiqué du ministère,  ce service vise essentiellement à recevoir les informations sur tout ce qui peut entacher le bon déroulement de la rentrée scolaire, en assurant le suivi de l’opération de soutien social (restauration dans les cantines, ouverture des internats, distribution de fournitures scolaires), outre le respect par les établissements scolaires des dates fixées pour cette rentrée. Les citoyens peuvent ainsi déposer leurs plaintes via un numéro vert (0800 00 11 22) ou à travers le portail du ministère (www.men.gov.ma).Tout plaignant recevra un code sur son téléphone ou sur le portail du ministère qui lui permettra de suivre le traitement de sa réclamation.

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