Report de la réunion de suivi du dialogue social

La réunion de la haute commission nationale du dialogue social qui devait se tenir lundi 26 novembre entre Abbas El Fassi, ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, du développement social et de la Solidarité et les représentants du gouvernement des trois principales centrales syndicales CDT, UMT et UGTM, a été reportée. La date de la prochaine rencontre n’est pas encore connue. Ce report vient jeter une pierre dans la marre du dialogue social plutôt calme ces derniers temps. Il vient surtout ajouter du crédit à des informations qui ont circulé concernant un refus des représentants des centrales syndicales de rencontrer, Abbas El Fassi, délégué par le gouvernement pour le représenter à ces assises. La raison en serait que le Premier ministre Abderrahmane Youssoufi est considéré par les centrales syndicales comme l’unique personne à même de débloquer le dossier qui piétine depuis des mois et de ce fait, comme l’unique interlocuteur à rencontrer. Du côté du ministère de l’Emploi, on écarte en bloc ces informations que l’on qualifie de simples «rumeurs». L’on va même jusqu’à assurer que ce sont les centrales syndicales elles mêmes qui ont demandé à rencontrer Abbas El Fassi et que ce report est intervenu à la demande des syndicats afin d’approfondir leur étude du rapport élaboré lors des multiples réunion des commissions sectorielles, soumis à Abbas El Fassi et qui devait être au centre de la rencontre. Quoi qu’il en soit, le dossier piétine toujours. Les syndicalistes se plaignent que les réunions tenues au sein des différentes commissions depuis des mois ont dû être longuement prolongées pour permettre aux représentants du gouvernement de rendre compte à leurs supérieurs des propositions syndicales. Lesquelles propositions ont bien souvent été rejetées en bloc, toujours selon les mêmes sources, retardant davantage encore un dossier qui commence à être qualifié de marronnier béni dans la presse nationale. Si effectivement, les rumeurs concernant l’exigence des syndicats de rencontrer Youssoufi en personne s’acéraient fondées, cala serait peut-être le commencement du chemin vers un règlement définitif de la question et qui, faute de quoi, aurait au moins le mérite de clarifier les responsabilités de chaque partie.

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