Rétablir la confiance dans l’école marocaine

Rétablir la confiance dans l’école marocaine

La réforme de l’enseignement est l’un des grands défis que Sa Majesté le Roi Mohammed VI s’est engagé à relever depuis son intronisation. L’année 1999 marque la promulgation de la Charte nationale de l’éducation et de la formation. Le Maroc n’a pas lésiné sur les moyens pour réaliser son objectif, il a consacré à ce secteur près de 30% du budget national. Afin de poursuivre le train du développement, il a été jugé nécessaire d’adapter le système éducatif aux exigences du marché de l’emploi. Dans ce cadre, le Maroc s’est lancé dans un processus de réformes importantes pour la dynamisation de l’éducation et de la formation professionnelle. A ce sujet, des efforts sincères et soutenus ont été déployés, de même que divers chantiers ont été lancés dans ce secteur. Parmi les vastes chantiers que Sa Majesté le Roi a instaurés, l’installation du Conseil supérieur de l’enseignement en 2006. Il s’agit d’une instance à vocation consultative à laquelle est dévolu le rôle de force de proposition, de consultation et d’évaluation pour les questions relatives au secteur de l’éducation-formation. La création de ce conseil est venue pour appuyer la réforme de l’enseignement et veiller à son développement. Et pour aussi donner un nouveau souffle à la réforme éducative de notre pays. Afin d’atteindre ce but, des mécanismes nécessaires ont été instaurés au sein de cette instance. Celle-ci compte une structure nationale d’évaluation, dont la mission est d’étudier les choix et les projets réalisés dans le système éducatif. Ce noyau central permet d’assurer la bonne marche du secteur et d’esquisser une vision plus claire de son avenir. Le Souverain s’est engagé, par le biais de cette instance, à rétablir la confiance dans l’école marocaine et aider le Maroc à se doter d’une école réconciliée avec sa société, une école performante, intégrée dans son environnement, une école efficiente dans le combat engagé pour le développement humain. L’enseignement doit prendre son destin en main et aller de l’avant. D’un autre côté, il a été procédé au lancement du plan d’urgence pour l’accélération de la mise œuvre de la réforme de l’éducation et de la formation 2009-2011. Première mesure prônée par ce plan d’urgence, une rallonge de près de 8 MMDH devra être déboursée pour la seule année 2009 pour porter le budget total de l’enseignement à 39 MMDH, contre près de 31 MMDH actuellement. Deux volets essentiels sont concernés par ces financements : l’infrastructure scolaire et les ressources humaines. C’est ainsi qu’il est question de mettre en place quelque 8012 structures scolaires nouvelles, 486 internats et recruter une véritable armée d’enseignants. 41.449 nouveaux enseignants seront ainsi recrutés en trois ans et seront injectés au fur et à mesure de la période de réforme. Ce plan d’urgence prévoit une batterie de mesures pour chaque secteur de l’enseignement. Commençons par le primaire, niveau où la tendance est à une stabilisation des taux de scolarisation, les classes à cours multiples représentent tout de même un cinquième du total du parc de l’éducation nationale. Et malgré la diminution des taux moyens de redoublement et d’abandon. Un autre handicap s’ajoute qui est le déficit en enseignants qui influence la qualité et la généralisation de l’enseignement. La réponse du département de tutelle consistera à construire quelque 292 écoles de 12 salles en milieu urbain et 495 écoles de 8 salles en milieu rural. Sur les 41.000 nouveaux enseignants, 7.635 seront affectés au niveau du primaire. Coût de l’opération : 3,5 MMDH, l’objectif étant de réduire le taux moyen d’abandon de 5,7% à 2,5% et de redoublement de 12,7% à 2%. Autre finalité, limiter la moyenne d’élèves par classe à 30 seulement.
Au niveau des collèges, le constat est peu reluisant. Le taux de redoublement est de 16,5%, celui de l’abandon atteint 13,6%. La couverture des communes rurales est insuffisante (46%) et l’encombrement des classes est également élevé (30% des classes ont 41 élèves et plus). Pallier ces dysfonctionnements revient selon le projet du ministère à disposer de 671 nouveaux collèges, dont deux tiers à mettre en place dans le monde rural, et plus de 425 internats. Là aussi, un grand effort de recrutement sera fourni et le nombre total de nouveaux enseignants devrait atteindre 19.206 d’ici 2011. Là encore, les ressources du pays sont interpellées. Il est question d’un besoin s’élevant à plus de 8 MMDH, rien que pour mener à terme la réforme des collèges. L’enseignement qualifiant (le secondaire) aura également droit à une réforme en profondeur. L’objectif est avant tout de pallier le véritable handicap qu’est la déperdition, avec un taux de redoublement de 17% en 2005-2006 et d’abandon qui tourne autour de 13% chaque année. Le besoin sera donc de 320 nouveaux lycées et de 61 internats. Quelque 8.300 enseignants seront nécessaires ainsi qu’un budget sectoriel de plus de 4 MMDH. Vient enfin la réhabilitation des classes. Pour cela, un budget de 1,9 MMDH sera nécessaire. Ce budget n’intègre pas la réhabilitation des bâtiments administratifs et des terrains de sport. En outre, d’autres vastes chantiers, il s’agit des efforts particuliers apportés en réponse à la problématique de la «qualité» de l’enseignement, qui passe entre autres par l’intégration des NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication) dans la réalité de l’école, visent l’amélioration du rendement du système éducatif du Royaume.

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