Retour au Maroc des journalistes arrêtés à Tindouf

Retour au Maroc des journalistes arrêtés à Tindouf

Les services de sécurité algériens ont mis fin à la séquestration des deux journalistes marocains. Lahcen Tigbadar et Mohamed Slimani,journalistes de l’hebdomadaire marocain «Assahrae Al Ousbouiya», arrêtés samedi 18 septembre à Tindouf et retenus depuis dans un hôtel de la ville, sont arrivés, mercredi 22 septembre dans la matinée , à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca. Les deux journalistes s’étaient rendus à Tindouf pour assurer la couverture du retour aux camps de Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la police du Polisario arrêté, mardi 21 septembre, par les milices du front séparatiste. Ils avaient ensuite été placés sous haute surveillance dans un hôtel de la ville. A leur arrivée à Casablanca, M. Tigbadar et M. Slimani ont affirmé  avoir subi lors de leur séquestration à Tindouf «toutes les formes d’humiliation et de terreur psychique» de la part des services de sécurité algériens. Les deux journalistes ont indiqué avoir «été soumis à un interrogatoire en règle durant trois jours par les différents corps de la sécurité algériens», avant leur refoulement au Maroc. Contactée par ALM, la direction de l’hebdomadaire Assahrae Al Ousbouiya a fait savoir que mercredi, vers 00h 15, 14 policiers en civil sont arrivés à l’hôtel où étaient séquestrés ses deux journalistes et les ont embarqués d’une manière musclée vers l’aéroport de Tindouf. «Une fois à l’aéroport, ils sont restés encerclés par les policiers de 0h40 à 6h du matin.
Deux policiers ont pris l’avion avec les journalistes, arrivés à l’aéroport d’Alger, Lahcen Tigbadar et Mohamed Slimani ont été remis par leurs deux gardiens à d’autres policiers algérois qui se sont occupés de les embarquer dans un avion vers Casablanca», précise la même source. Par ailleurs, l’hebdomadaire affirme, dans un communiqué rendu public mercredi, que suite à une dépêche diffusée le même jour par l’agence de presse officielle algérienne «APS» selon laquelle la direction de l’hebdomadaire n’aurait pas demandé aux autorités algériennes d’accréditation pour ses deux journalistes, informe qu’il met à disposition de toutes les instances nationales marocaines ou internationales, les correspondances que la direction a envoyées à l’ambassade algérienne à Rabat, aux ministères des Affaires étrangères, de la Communication et de l’Intérieur algériens
«Si effectivement, les autorités algériennes comme le prétendent n’étaient pas au courant de la mission journalistique des deux envoyés d’Assahrae Al Ousbouiya, pourquoi à leur arrivée à l’aéroport d’Alger, les services de sécurité les ont retenus durant environ 1h pour accomplir les formalités d’accréditations sachant qu’ils ont passé l’après midi à Alger et ont eu plusieurs contacts», s’interroge la même source. «En prenant l’avion d’Alger vers la ville de Tindouf malgré que c’est un vol interne, tous les passagers sont soumis à des formalités policières avant embarquement dans l’avion et nos journalistes dont les passeports précisent bien la fonction de «journaliste» de leurs titulaires, pourquoi les avoir laissés partir vers Tindouf», ajoute le communiqué de l’hebdomadaire. La direction de l’hebdomadaire «Assahrae Al Ousbouiya» qui dénonce, dans son communiqué, la séquestration de ses journalistes durant 4 jours à Tindouf, la torture morale dont ils ont été victimes et les six interrogatoires par les différents corps de sécurité civils et militaires qu’ils ont subis prend acte du contenu de la dépêche de l’agence de presse algérienne «APS» et informe que, jeudi 23 septembre, des membres de la direction du journal déposeront publiquement auprès des services de l’ambassade algérienne à Rabat une autre demande d’accréditation pour ses journalistes qui souhaitent se déplacer aux camps de Tindouf la semaine prochaine pour réaliser une enquête sur l’arrestation de M. Ould Sidi Mouloud.

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