Retour des marchands ambulants

Le phénomène des marchands ambulants a pris de l’ampleur, ces derniers jours. Et pour cause. Le mois du ramadan. Les ustensiles de cuisine, et autres accessoires, en usage durant ce mois sacré, sont exposés à la vente sur des étales, et par terre, un peu partout, à Casablanca. En plus, bien entendu, des fruits et des légumes. Ainsi, sur le boulevard Mohammed V, du côté du centre ville, place du prince, dans les parages de Bab Marrakech, ces vendeurs ambulants jouent au cache-cache avec les éléments des forces auxiliaires qui surveillent les secteurs en question. Dès que ces derniers arrivent, les vendeurs se dispersent dans les rues avoisinantes et réapparaissent immédiatement après leur passage.
Pour certains, il s’agit de leur seule source de revenu. Et pour d’autres, c’est une activité à laquelle, ils s’adonnent uniquement pendant des occasions et procèdent à la vente d’un seul genre de marchandises.
Plusieurs campagnes ont été menées pour éradiquer ce fléau qui entrave la circulation et des piétons et des automobilistes. Mais, en vain. «Si j’avais trouvé une autre alternative, j’aurais quitté ces lieux, il y a longtemps. Chaque fois je suis emmerdé par les agents des autorités et par les éléments de la police. Et parfois, toutes les marchandises exposées à la vente sont saisies. Mais je n’ai pas le choix. Ce que je gagne, s’il n’y a pas d’incident, me permet de subvenir aux besoins de ma famille. J’espère bien sédentariser mon activité, mais je n’ai pas encore les moyens», souligne Ahmed, 39 ans, vendeur ambulant, pendant des années.
Les cas comme celui d’Ahmed sont légion, à Casablanca et dans plusieurs autres villes du Royaume. Il est vrai que ce fléau provoque un grand dérangement à l’intérieur du périmètre urbain. Circulation et propreté.
Dans certaines villes, notamment à Tanger et Tétouan, les communes, en collaboration avec les services de la wilaya, ont entrepris des mesures en vue de sédentariser les marchands ambulants des deux villes. Car, les campagnes de lutte contre ce phénomène ont montré leurs limites. A quand le tour de Casablanca ?

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