Ribat Al Fath mène une réflexion autour de la COP22: Voici comment associer les ONG à la gestion environnementale

Ribat Al Fath mène une réflexion autour de la COP22: Voici comment associer les ONG à la gestion environnementale

«Le financement national de la société civile et l’élaboration de propositions scientifiques avec les ONG demeurent essentiels», affirme Driss El Yazami, président du CNDH.

Au-delà de l’organisation par le Maroc de la COP22 qui se tiendra en novembre 2016 à Marrakech, tout un travail de collaboration avec les ONG œuvrant dans le domaine de l’environnement est censé être fait. L’idée s’est dégagée, mercredi à Rabat, lors de la 2ème rencontre pré-COP22 initiée par le club de l’environnement relevant de l’association Ribat Al Fath pour le développement durable qu’il a intitulée «La place des ONG de l’environnement dans le paysage institutionnel». Un événement au cours duquel les intervenants ont évoqué plusieurs problématiques outre le partenariat avec la société civile.

Le financement
Aux yeux de Driss El Yazami, président du CNDH, qui a modéré la rencontre, «le financement national de la société civile et l’élaboration de propositions scientifiques avec les ONG demeurent essentiels». La question du financement a également été soulevée, entre autres par le professeur en économie, Azeddine Akesbi, qui estime que «les ONG sont encore mineures». Elles le sont de par le nombre réduit d’associations d’utilité publique qui se chiffrent à seulement 200 à peu près sur les 100.000 existantes.

Consolidation des capacités
Outre le problème de financement, les capacités des ONG ne sont pas assez consolidées. «Les associations parviennent à élaborer des projets bien ficelés, mais n’ont pas de capacités. D’où l’intérêt d’une politique publique à consacrer à la consolidation de ces aptitudes», précise Abdelaziz El Omari, ministre chargé des relations avec le Parlement et la société civile. Une telle démarche est, cependant, difficile à entreprendre aux yeux de Hamid Benchrifa, directeur à la délégation interministérielle des droits de l’Homme, qui propose «le réseautage en guise de solution» au problème de consolidation des capacités des ONG.

Le secteur privé
Selon Saïd Mouline, président de la commission de l’environnement à la CGEM, «le privé a un rôle important. Il doit investir pour réduire les émissions de CO2. Aussi, le privé et les public ont besoin des ONG». Par l’occasion, M. Mouline n’a pas manqué de s’inspirer de son expérience en tant que DG de l’Aderee qui, selon ses propos, «accompagne les ONG pour évoluer au niveau technique et établir un cahier des charges».

L’expérience de Rabat-Salé-Kénitra
La région dispose, selon Driss Rougui qui représentait le président de la région, d’une stratégie pour la protection de l’environnement. Pour l’heure, un comité a été créé après la COP21 au niveau de la région pour préparer la COP22. En outre, la région de Rabat-Salé-Kénitra œuvre à la signature d’une convention avec celle de Bruxelles. «Mais là où le bât blesse, c’est que nous manquons de projets environnementaux en bonne et due forme», martèle M. Rougui en rappelant l’expérience du centre environnemental chargé du tri des déchets relevant du conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Pour sa part, Mohamed Ftouhi, professeur universitaire en environnement à Rabat, a conduit l’exemple du «bâtiment vert qui contribue à réduire les émissions de CO2». M. Ftouhi a également recommandé «le passage du soutien au partenariat avec les ONG, ainsi que la création de réseaux rassemblant celles-ci».

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