août 18, 2017

Risque de choléra au pèlerinage : Ce que recommande le ministère de la santé

Risque de choléra au pèlerinage : Ce que recommande le ministère de la santé

D’après l’OMS, une telle concentration humaine augmente les risques de propagation de maladies, dont le choléra, la fièvre jaune, la dengue et la méningite.
Il y a encore quelques jours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait émis une alerte suite à l’épidémie de choléra qui sévit au Yémen et qui pourrait se propager lors du pèlerinage à La Mecque en septembre prochain. Chaque année, deux à quatre millions de Musulmans, dont environ deux millions d’étrangers, accomplissent le pèlerinage à La Mecque. D’après l’OMS, une telle concentration humaine augmente les risques de propagation de maladies, dont le choléra, la fièvre jaune, la dengue et la méningite. Suite à cette mise en garde, le ministère de santé vient d’émettre une liste «des bonnes pratiques» destinée aux pèlerins marocains afin d’éviter toute contamination.

Parmi les mesures de prévention, le ministère recommande aux futurs pèlerins de boire de l’eau potable contrôlée par les autorités ou emballée, d’avoir recours à une bonne hygiène notamment en se lavant les mains avec du savon avant et après la manipulation des aliments, d’éviter les aliments découverts et de se débarrasser des déchets dans les endroits dédiés. En cas de forte diarrhée, vomissements, maux d’estomac ou de déshydratation, le ministère recommande aux pèlerins de se diriger vers les services de santé de la délégation.

Concernant les traitements , notons que le plus important d’entre eux est la réhydratation, c’est-à-dire le fait de compenser rapidement les pertes hydriques et salines dues à la diarrhée et aux vomissements. La réhydratation précoce permet de sauver pratiquement tous les patients infectés par le choléra. On peut réhydrater rapidement et facilement la plupart d’entre eux en leur faisant absorber de grandes quantités d’une solution de sels de réhydratation orale.

En cas de déshydratation sévère, il peut s’avérer nécessaire de mettre le malade sous perfusion intraveineuse. Les sachets de sels de réhydratation orale sont en vente en pharmacie et sont également disponibles dans les centres de santé. L’OMS recommande aux voyageurs d’en emporter dans leur trousse médicale. Si le choléra inquiète autant les experts de l’OMS c’est que l’épidémie se propage rapidement au Yémen, pays voisin de l’Arabie saoudite. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait fait état, entre le 27 avril et le 2 juillet, de 262 649 cas suspects et de 1.587 morts dans
21 provinces. Quant à la question de savoir si l’Arabie Saoudite est suffisamment préparée à affronter un éventuel retour du choléra, il faut signaler que la maladie a été éliminée du pays depuis des années grâce à une surveillance et un dépistage rapide.

Comment se propage le cholera

Le choléra est une maladie diarrhéique due à une infection intestinale provoquée par le bacille «Vibrio cholerae». Dans la plupart des cas, l’infection ne provoque qu’une diarrhée bénigne ou elle reste même asymptomatique. Toutefois, dans 5 à 10 % des cas , une diarrhée aqueuse sévère apparaît avec des vomissements dans les 6 heures à 5 jours suivant l’exposition au bacille. Les pertes hydriques abondantes peuvent alors rapidement entraîner un état de déshydratation sévère. En l’absence de traitement, la mort peut survenir en quelques heures. L’infection se contracte en ingérant de l’eau ou des aliments contaminés par le bacille. Les poissons et fruits de mer, les fruits et légumes crus et les aliments contaminés pendant la conservation ou la préparation sont le plus souvent à l’origine des toxi-infections alimentaires. La maladie peut se propager rapidement dans les régions où les eaux usées et les eaux pour la consommation ne sont pas convenablement traitées.

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