S.M. le Roi reçoit Colin Powell

S.M. le Roi Mohammed VI a reçu lundi en début d’après-midi au palais royal d’Agadir, le secrétaire d’Etat américain Colin Powell qui entame depuis le Maroc une tournée qui devra le mener dans les territoires occupés.
Selon l’AFP, le souverain aurait souhaité «bonne chance» au secrétaire d’Etat américain, demandant à l’émissaire du président Bush, s’il ne trouvait pas «qu’il aurait pas été plus important d’aller à Jérusalem d’abord». Le programme de M. Powell prévoit, à l’issue de l’étape marocaine, des visites en Egypte et en Espagne, avant de se rendre dans les territoires occupés.
Le secrétaire d’Etat américain etait arrivé lundi matin à Agadir et avait été accueilli à son arrivée par M. Mohamed Benaissa, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, l’ambassadeur des Etats-unis à Rabat, Mme Margaret Tutwiler.
L’audience accordée à M. Powell par SM le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, entre dans le cadre de la mission assignée au chef de la diplomatie américaine par le président George Bush pour marquer l’engagement des Etats-Unis pour le rétablissement de la paix dans la région du Proche-orient.
Un communiqué de l’ambassade des Etats-unis au Maroc a souligné que le Maroc, sous le leadership de feu S.M. Hassan II et de S.M. le Roi Mohammed VI, a toujours été «un grand partenaire dans la quête pour la tolérance et la paix au Moyen-orient et en particulier dans la recherche d’une paix juste et durable entre les Israéliens et les Palestiniens ».
La veille de la visite de M. Powell au Maroc, dimanche soir, S.M. le Roi s’etait entretenu au téléphone avec le président palestinien Yasser Arafat, auquel le souverain a réitéré le soutien total et inconditionnel du Maroc, roi, gouvernement et peuple, au peuple palestinien et à sa direction combattante dans l’épreuve qu’ils endurent. Le président Bush, dans un discours qualifié de revirement dans la position américaine jusque-là franchement pro-israélienne, avait annoncé jeudi sa décision d’envoyer son plus haut émissaire, le secrétaire d’Etat Colin Powell, dans la région pour tenter de circonscrire l’escalade de la violence marquée par les incursions barbares des soldats israéliens dans les territoires palestiniens et leur concert d’exactions et d’atteintes permanentes aux droits de l’homme et à tous les usages internationaux. Le voyage de M. Powell a été organisé en toute hâte après l’avalanche de critiques virulentes exprimées dans le monde arabe et en Europe, contre l’alignement systématique de Washington avec les positions du gouvernement Sharon et la bienveillance du gouvernement américain envers les opérations israéliennes, dont le bilan en vies humaines s’alourdit d’heure en heure. L’émissaire américain avait initialement laissé entendre qu’il excluerait le président Yasser Arafat du programme de ses rencontres. Il a dû revenir sur ces dispositions à la suite de menaces des dirigeants palestiniens et arabes de boycotter sa tournée dans la région. Des experts ont estimé qu’une « poursuite de l’inaction américaine aurait à coup sûr porté atteinte aux intérêts nationaux américains».
En attendant, les opérations israéliennes ont redoublé d’intensité depuis l’appel du président Bush, Sharon voulant manifestement marquer un maximum de points sur le terrain avant l’arrivée de Powell dans la région et son passage, vraisemblablement en fin de semaine, en Israël.

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