Sa Majesté le Roi à Taza

Sa Majesté le Roi à Taza

Après Goulmim, Casablanca et Khénifra, SM le Roi Mohammed VI est arrivé en fin d’après midi du lundi 24 octobre 2005 dans la ville de Taza. La population de cette ville a salué la sollicitude royale et cette visite du Souverain devant déboucher sur le lancement de plusieurs projets de développement.
La province de Taza en a grandement besoin. Cette ville figure parmi plusieurs autres cités du Royaume ayant souffert de la marginalisation malgré de solides potentialités et une situation géographique des plus favorables.
Selon le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de septembre dernier, ayant servi à l’actualisation de la carte de la pauvreté, la province de Taza arrive parmi celles où le taux de pauvreté est des plus élevés. Dans cette province, le taux de pauvreté dépasse les 20 %. Une « performance » identique à celle de Tata, Taourirt, Sidi Kacem, Kénitra et Khénifra alors que la moyenne nationale est de 14,2 % avec de larges disparités entre milieux rural et urbain.
Dans cette province, près de 80 % de la population active est employée dans le secteur de l’agriculture en plus de l’élevage. Les cultures de céréales restent dominantes avec une petite percée de l’industrie agroalimentaire vers le début des années 1980.
La population de la province reste elle-même à dominante rurale. Selon le dernier recensement, la population rurale, et légale, de la province de Taza est estimée à 708.025 âmes réparties en plus de 108.000 ménages.
Les populations urbaines, elles, sont évaluées à quelque 206.181 habitants répartis en plus de 206.000 ménages.
Au début des années 1980, près du quart des habitants de la ville de Taza habitaient des bidonvilles. Plusieurs programmes initiés depuis ont permis de résorber le problème en partie alors que les espoirs sont placés en le programme « Villes sans bidonvilles» pour redonner à Taza un aspect plus grandissant. Car, à Taza, il arrive que l’on se trouve toujours en face de constructions tout ce qu’il y a de plus harmonieux et de constater, juste à proximité, de véritables horreurs urbanistiques.
Des potentialités, cette province en a à revendre surtout quand on considère son patrimoine historique et ses richesses naturelles.
La province abrite plusieurs monuments et sites historiques, plusieurs grottes attirant les spéléologues de plusieurs pays, mais peu valorisées au niveau national. L’on peut ajouter à cela que la province de Taza est peut-être l’une des rares du Maroc où l’on retrouve à la fois des stations estivales en forêt, des stations de ski, mais aussi des stations thermales.
Des aspects peu « vendus » presque passés sous silence dans la fameuse stratégie nationale du tourisme écologique.
La ville de Taza, livrée à elle-même et à la débrouillardise, s’est transformée en lieu de transit de tous les trafics possibles et imaginables. Sa proximité de plusieurs axes routiers n’a pas arrangé les choses alors que Taza mérite mieux comme destin. Cette province, selon le dernier découpage électoral, comprend huit circonscriptions.

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