SAFI : L’Espace public confisqué

Par espace public nous entendons notre voirie, nos bribes de trottoirs, nos minuscules oasis de verdure et tout endroit à usage public qu’il soit utilitaire ou autre .
Normalement, l’occupation de ce domaine public devait être faite dans les règles communément admises pour la gestion municipale ; ces mêmes règles ont été mises en application à partir de 1917, date de la proclamation de Safi comme municipalité.
Après des périodes fastes, la ville souffre actuellement d’un laisser – aller à maints niveaux. Cette régression par rapport à un effectif âge d’or pousse les citoyens de Safi à comparer entre un passé glorieux et un présent miteux.
Dans cette perspective, le non-respect de l’espace public ne constituerait que le tiers visible de l’iceberg d’une gabegie gestionnaire.
Concrètement, les artères de la capitale de la Région Doukkala-Abda sont constamment envahies par des marchands qui n’ont rien d’ambulants vendant tout ce qui peut l’être.
Des rues sont quasiment interdites à la circulation. Le cas de l’avenue Driss Bennaceur ou Azib Derai ( commune de Boudheb).
L’autre aspect de cette gestion domaniale mercantile réside dans le phénomène des kiosques, alias téléboutiques .
Partant d’un bon principe en l’occurrence offrir des opportunités d’emplois pour les jeunes, ces kiosques commencent à menacer sérieusement l’espace public dans la mesure où ils grignotent sans cesse du terrain ; on débute par 4 m2 et au bout d’un an on s’étend sur le double ,voire plus. Certains se permettent même de s’installer sur une zone de servitude protégeant un monument historique tel le majestueux Château de mer de Safi.
Quant aux trottoirs, il est extrêmement rare de tomber sur un café ou un commerce qui n’ait pas des cloisons fixes gênant le passage des piétons, en sus du stationnement anarchique des vélomoteurs à même sur le trottoir. En ce qui concerne les espaces verts, le seul exemple de la désertification de la Corniche en dit long sur la capacité de nos communes sur, ne serait- ce que, la préservation des acquis d’antan.
En attendant des jours meilleurs et des édiles crédibles, c’est à l’Autorité de tutelle d’assurer le minimum vital.

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