Sahara : La reprise des retrouvailles

Sahara : La reprise des retrouvailles

Malgré toutes les critiques que l’on pourrait faire à la diplomatie marocaine et à son efficacité dans le dossier du Sahara, force est de reconnaître que la position marocaine sur la question de l’intégrité territoriale est plus que confortable.
Mieux, « de très bonnes perspectives se présentent devant notre pays », assure Hamid Chabar, le gouverneur coordinateur avec la Minurso. Et pour cause, après un bilan plus que positif de la dernière opération d’échanges de visites entre les séquestrés sahraouis des camps de Tindouf et leurs familles au Maroc, « le Maroc a donné son feu vert pour une reprise de ces visites », a affirmé Hamid Chabar, lors d’un entretien accordé à ALM.
Le Maroc a formulé cet accord officiel, il y a seulement quelques jours, lors d’une réunion tenue à Genève avec les responsables du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR). C’est cet organisme onusien, faut-il le rappeler, qui a diligenté la première opération.
Par ailleurs, le HCR s’est également réuni avec les mercenaires en chef du polisario. Mais l’issue de cette rencontre n’a pas encore été divulguée. En somme, les citoyens marocains concernés peuvent espérer que dans un mois environ, cette nouvelle opération sera fin prête.
En fait, la première opération d’échanges de visites a eu des conséquences désastreuses sur le moral des troupes séparatistes. Grâce à ces visites, les séquestrés ont pu réaliser l’ampleur du mensonge polisarien et l’étendue criminelle de la propagande algérienne. En effet, les séparatistes soutenaient que les Marocains originaires des provinces du Sud étaient opprimés, appauvris… De visu, les séquestrés ont constaté le contraire. Autre point positif de cette opération: la présence effective du HCR dans les camps des séquestrés, d’ailleurs présentés par l’Algérie et le polisario comme des réfugiés, une autre tricherie que les instances internationales ont évidemment comprise. Avant la première opération d’échanges de visites, le HCR était interdit d’accès aux camps des réfugiés. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le HCR est en mesure de constater la gravité des conditions de vie des civils entassés, malgré eux, dans des camps de misère, sous haute protection militaire algérienne.
En tout cas, le Maroc a clairement manifesté sa disposition à mettre un terme au drame humain qui se déroule à Tindouf, sur le sol algérien. « Notre but désormais est de prouver au monde entier, preuves à l’appui, que le Maroc est un pays serein, démocratique où tout le monde a sa place, y compris nos compatriotes dans les camps de Tindouf », poursuit Hamid Chabar.
Reste à savoir si Alger restera toujours disposé à autoriser une nouvelle opération de ce genre. Rien n’est gagné d’avance.
A ce titre, Hamid Chabar rappelle le « cinglant revers subi par la diplomatie algérienne » au sein de la quatrième commission des Nations unies. « La majorité écrasante des Etats membres a envoyé un message clair à Alger concernant son entêtement à imposer le Plan Baker », poursuit-il. En effet, sur les 52 Etats ayant soutenu la proposition algérienne, figurent 40 coauteurs. En clair, « le texte algérien n’a réussi à obtenir que 12 votes supplémentaires sur les 191 que compte la Commission ». Le « noyau agissant » dans cette mascarade est composé, en plus de l’Algérie, de l’Afrique du Sud, du Nigéria et du Venezuela.
Les 25 de l’Union européenne ont refusé de voter pour le texte algérien. De même pour l’Inde, le Canada, le Pakistan, la Jordanie, le Japon et les pays de l’Amérique latine, pour ne citer que ceux-la. Le poids présumé de l’Algérie dans la quatrième Commission, entretenu par une propagande agressive, s’est avéré un vulgaire mythe que plus personne ne prend au sérieux. L’Algérie a tiré ses dernières cartouches. Et le Maroc continuera à tenir bon.

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