Sahara : Le message marocain

Dans le cadre de ses rencontres visant à s’enquérir de la véritable situation dans la région, la délégation a eu un entretien avec le wali de la région Laâyoune-Boujdour- Sakia el Hamra, M. Abdellatif Guerraoui. A l’instar des autres responsables marocains qui ont reçu les membres de la délégation, M. Guerraoui a passé en revue les étapes de la lutte pacifique menée par le Maroc pour le parachèvement de son intégrité territoriale, marquées par la récupération de Tarfaya en 1958, de Sidi Ifni en 1969 et des provinces du sud en 1975, à la faveur de la marche verte et en vertu de l’accord de Madrid.
Le wali a d’autre part mis en exergue, chiffres à l’appui, les réalisations dans les provinces du sud qui connaissent un grand développement grâce aux énormes investissements conse-ntis notamment dans les domaines de la pêche maritime, de l’habitat, de l’emploi, des infrastructures, de la santé et de l’éducation. Ainsi, les membres de la délégation européenne ont-ils appris que le taux d’approvisionnement en eau potable a atteint 92 pc, celui de l’électrification 90 pc et celui de scolarisation 93 pc. Des taux qui dépassent ceux réalisés au niveau national.
Les différents interlocuteurs de la délégation, représentants de la société civile, élus et ralliés, ont insisté sur la nécessité de libérer les séquestrés de Tindouf pour leur permettre de regagner la mère patrie et d’engager une réflexion sérieuse sur l’édification du Maghreb arabe sur une base de solidarité en mettant de coté tous les obstacles qui entravent son unité et menacent son avenir.
Des témoignages vivants ont dénoncé les obstacles et les manoeuvres des séparatistes et de ceux qui les soutiennent pour bloquer la situation, ainsi que la désinformation pratiquée par les séparatistes pour tromper l’opinion internationale sur leur prétendu attachement au plan de paix de l’ONU, qu’ils tentent, par tous les moyens, de saboter. L’accent a été ainsi mis sur l’élimination de milliers de sahraouis des listes d’identification en vue de participer au referendum, allant jusqu’à renier leurs parents et proches, sur les méthodes de répression et de torture dont sont victimes les séquestrés de Tindouf ainsi que sur les violations flagrantes des droits de l’homme qui n’épargnent ni les vieillards, ni le enfants, ni les femmes.
Les intervenants ont dénoncé les séparations forcées des familles, notamment en envoyant les enfants dans des pays étrangers, et les autres formes d’exploitation qui sévissent dans les camps de Tindouf contre une population qui y a été amenée et séquestrée depuis le milieu des années soixante-dix et dont les dirigeants du polisario tirent profit.

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