Sahara : Vers une solution politique

Sahara : Vers une solution politique

Le Conseil de sécurité a décidé à l’unanimité de proroger jusqu’au 30 avril 2005 le mandat de la Minurso. Par la résolution 1570, adoptée le jeudi 28 octobre, le Conseil demande également au secrétaire général des Nations unies de lui présenter «un rapport sur la situation avant la fin du mandat de la Mission et, dans les trois mois suivant l’adoption de la résolution, un rapport d’étape sur l’évolution de la situation et sur l’ampleur et le concept d’opérations de la Mission». Cela signifie, selon une source proche du dossier, le début d’une réflexion sur une «nouvelle configuration» du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). A ce propos, les Nations Unies envisagent la réduction du personnel civil et administratif de la Minurso.
Placée sous le commandement du général de division, Gyorgy Szaraz, (Hongrie), la Minurso a été déployée en septembre 1991 afin de surveiller le cessez-le-feu et organiser le référendum. Le nombre de son personnel en uniforme s’élève à 237 : 27 soldats, 208 observateurs militaires et 2 policiers. Le personnel civil international est au nombre de 121. Il est soutenu par 110 agents locaux. La réduction des effectifs de la Minurso concernerait la suppression des postes de commandement sectoriels de Dakhla et Smara qui comptent actuellement 11 observateurs militaires chacun, et le transfert de leurs responsabilités au quartier général de la Force à Laâyoune. Elle prévoit également la fermeture d’un site, situé à l’est du mur, en Algérie. Précisément à Mehaires dont les responsabilités seraient transférées à Tifariti, également situé à l’est du mur. Actuellement, les observateurs de la Minurso veillent au cessez-le-feu dans neuf postes, de par et d’autre du mur.
Le personnel de la Minurso est originaire d’Argentine, Autriche, Bangladesh, Chine, Croatie, Egypte, El Salvador, Fédération de Russie, France, Ghana, Grèce, Guinée, Honduras, Hongrie, Irlande, Italie, Kenya, Malaisie, Mongolie, Nigeria, Pakistan, Pologne, République de Corée, Sri Lanka. Sa mission, relative à l’organisation du référendum, est devenue caduque du fait de l’inapplicabilité de ce plan. «Dans la mesure où la Minurso n’est plus dans un processus référendaire, ses tâches classiques, se rapportant à l’identification du corps électoral, sont devenues obsolètes», confie à ALM la source proche du dossier. A cet égard, la résolution 1570 du Conseil de sécurité ne fait pas de référence explicite au référendum. Bien au contraire, elle demande «aux parties et aux États de la région de continuer à coopérer pleinement avec l’Organisation des Nations unies pour mettre fin à l’impasse actuelle et progresser vers une solution politique». C’est une solution politique que le Conseil de sécurité soutient. Il convient de souligner cette donne.
Par ailleurs, la Minurso constitue la plus petite mission de maintien de la paix au monde. Son budget annuel s’élève à 44 millions de dollars.
A titre de comparaison, la mission onusienne de maintien de la paix au Congo, (MONUC), coûte 608 millions de dollars par an. Plus de la moitié du personnel de la Minurso est établie à Laâyoune. Elle vit dans des appartements au milieu de la population. Le mode de vie paisible des agents onusiens constitue un sanglant démenti à l’intox de ceux qui cherchent à présenter le Sahara marocain comme un foyer de tension.

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