Salé a son think thank: Quatre des onze membres du bureau sont des femmes

Salé a son think thank: Quatre des onze membres du bureau sont des femmes

De tous les parrains, seule la fondation Bouregreg était présente, vendredi soir, à l’assemblée constitutive de Medersa, le nouveau think thank de la ville de Salé.

Mais cette série de défections inopinées à ce qui devait être l’acte de naissance officiel du jeune groupe de réflexion, ne l’a pas empêché de partir dans la vie du bon pied. En effet, sur les onze membres du bureau nouvellement élu, on compte quatre femmes. A la fondation Medersa, on n’est pas peu fier de «cette performance de prise de fonction».

Quatre sur onze, c’est plus que les 30% qu’on tient pour la marche qui rapproche le plus des sommets de la parité. Pourtant, malgré ce premier fait d’armes, le président du groupe de réflexion de Salé reste très réaliste. A ceux qui lui demandent si le think thank fondation Medersa a été créé pour faire pendant au très médiatisé Amadeus de Rabat, Mehdi Sbaii répond: «Non pas. Ni les centres d’intérêt ni le style ne sont les mêmes».

Pour les centres d’intérêt, il précise que les premiers sujets de réflexion sont ceux qui préoccupent le plus grand nombre. Des questions qu’on rencontre pratiquement à chaque coin de rue, mais qui par effet de masse configurent le présent et déterminent l’avenir. Parce qu’ils sont structurants, les domaines appelés à passer sous le crible des analystes de Medersa embrassent tous les domaines qui font l’actu : le social et ses problèmes de chômage des jeunes, de violence exercée contre les femmes…, l’économique avec les questions liées aux caisses de compensation et de retraite, le politique avec la désaffection des jeunes vis-à-vis des partis… Côté style, Medersa veut se démarquer entièrement de l’autre.

Ce qui nous intéresse, affirment des membres du bureau, c’est la participation aux débats du plus grand nombre. «Et pour parvenir à cet objectif, nous ne ménagerons aucun effort. Nous comptons même communiquer en darija afin d’aboutir à la plus large audience». Et encore : «Medersa s’interdit d’être un think thank fermé sur lui-même qui fait de la réflexion une fin en soi. Quand elle n’est pas partagée, quand elle ne débouche pas sur le vécu, la réflexion n’est que vains mots».

Selon la note de présentation qui a été distribuée au cours de l’assemblée, la Fondation Medersa Think Tank est un centre de recherche et de réflexion marocain – ses membres se targuent d’avoir fait la totalité de leur cursus au Maroc-, indépendant, à but non lucratif, qui a pour objet de contribuer à la promotion et au rayonnement de la recherche dans le domaine de la géopolitique, du développement durable et de l’économie. Ces études portent en grande partie sur le Maroc, le monde arabe, l’Afrique et les pays en voie de développement.

Le think thank se veut, en outre, un lieu où décideurs, grand public et experts peuvent débattre, échanger des idées et tester de nouvelles approches et méthodes de réflexion. La fondation Medersa aspire aussi à devenir un centre de réflexion au niveau national, avec comme objectif de jouer un rôle actif dans la proposition de politiques publiques durables, la promotion de l’économie sociale et l’encouragement des citoyens à participer aux processus qui confortent le développement et consolident la cohésion sociale.

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