Sameh Derouich : «La formation par apprentissage est basée sur un mode pratique»



ALM : En quoi consiste l’apport de la Formation par apprentissage (FPA) et à qui s’adresse-t-elle ?
Sameh Derouich : Il faut tout d’abord préciser que la FPA est une formation qui incite les entreprises à s’impliquer davantage dans la formation de la main-d’œuvre convoitée. Dans cette optique, le Centre d’alphabétisation et de promotion de l’éducation non formelle au niveau de l’Académie de l’Oriental organise des séminaires pour optimiser cette formation qui a besoin de l’implication coordonnée de l’ensemble des partenaires. L’intervention du ministère de l’Éducation nationale cible essentiellement des jeunes, de 9 à 16 ans, qui ont raté leur formation initiale ou qui ont dû quitter l’école pour des raisons multiples. Et dans le cadre d’un partenariat multiple, elle peut bénéficier à des adultes de moins de 30 ans.

Qu’est-ce qui fait la différence entre la FPA et les autres centres ou écoles de formation ?
Sur le plan pédagogique, la FPA est basée sur un mode de formation pratique d’au moins 80% en atelier ou en entreprise. Laquelle formation est corroborée par une formation théorique d’au moins 10% en classe pour l’acquisition d’une formation qui guidera l’apprenant pour développer des réflexes créatifs l’aidant à améliorer son rendement professionnel. C’est une formation de trois ans ponctuée par un diplôme qui permettra à la première tranche d’âge citée d’accéder aux centres de formation professionnelle ou d’intégrer directement le monde du travail. Le diplôme obtenu au terme de cette formation permet à ces apprenants d’accéder à un centre de formation professionnelle même s’ils n’ont pas de diplôme scolaire.

Il semble que cette formation rencontre des problèmes. Le cas de l’expérience qui a débuté en 2004 entre l’éducation nationale et la formation professionnelle ne doit-elle pas inciter à rationnaliser de tels apprentissages?
Vu la complexité et la diversité des demandes, une telle formation ne peut être du ressort d’un seul département ministériel d’où la nécessité de coordonner les efforts des départements impliqués dans cette formation-apprentissage pour faire aboutir l’ensemble des initiatives lancées au profit de notre jeunesse. La solution dans de tels cas n’est pas pédagogique mais économique.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *