Sans joie de vivre, pas de guérison

Sans joie de vivre, pas de guérison

Le rire a des actions positives. C’est un moyen de défense du système immunitaire. Noujoum, une association à but non lucratif, régie par les dispositions du dahir du 15 novembre 1958, a démarré, il y a plus d’un an. Son objectif est de rendre le sourire aux enfants hospitalisés et de les aider à guérir. C’est que l’utilité du rire n’est plus à démontrer. En effet, il déclenche un certain nombre d’effets positifs sur l’organisme.
Sur le plan médical, et d’après des expériences, des améliorations et même des guérisons ont été constatées. Le rire libère des anxiétés et des angoisses diverses. Le docteur Henri Rubinstein, auteur de « La Psychosomatique du rire», est convaincu qu’avec le rire, on peut fabriquer son propre « Prozac » (un anxiolytiquc très en vogue actuellement.). Bref, le rire est bien plus qu’un simple élargissement de l’ouverture de la bouche accompagné d’expirations saccadées plus ou moins bruyantes, comme l’explique le dictionnaire. Le rire est un médicament et les enfants en sont les plus grands bénéficiaires. Le rire développe chez l’enfant, l’imagination, la création et diminue son agressivité. Il facilite également la communication.
En thérapie, le rire aide les enfants à oublier, ne serait-ce que l’instant d’un divertissement, leurs souffrances. Le premier spectacle de Noujoum fut donné le 15 janvier 2003, et depuis c’est devenu un rendez-vous habituel.
En effet, Ibn Rochd accueille des clowns chaque mardi après midi. Pendant 4 heures, ces thérapeutes aux nez rouges donnent un spectacle général avant d’aller au chevet de chaque enfant malade. Cet hôpital fut choisi de par sa grande capacité d’accueil en pédiatrie soit 260 lits.
Annuellement, l’hôpital de Casablanca reçoit environ 10 000 enfants en hospitalisation, 30 000 en consultation et 40 000 en urgence. Mais l’association a d’autres projets. Elle compte étendre son champ d’action à d’autres hôpitaux, et même à d’autres villes du Maroc. La semaine dernière, un spectacle fut donné à l’unité d’oncologie et à l’unité d’ophtalmologie à Ibn Rochd.
«Cette activité a lieu une fois toutes les trois semaines à cause des contraintes spatiales», nous explique Madame Yannik Assor , un des membres du comité fondateur. Le spectacle, dont le coût s’élève à 1.500 dh, dure 4 heures pendant lesquelles les clowns dispensent le remède magique, à savoir le rire. Au menu : mimes, sketchs, jeux, musiques et chansons.
Enfin, tout ce qu’il faut pour dédramatiser le milieu hospitalier. Mais l’association, constituée de 8 femmes, sensibles à la souffrance de l’enfant alité et à la douloureuse séparation des enfants de leur famille, entreprend d’autres actions. En plus des spectacles habituels, l’association organise des événements particuliers. À Achoura, à titre d’exemple, en plus des clowns, les enfants ont bénéficié d’animations exceptionnelles : percussions, personnages de Disney, henné pour les fillettes, remise de jouets…Mais, les actions de l’association Noujoum ne se limitent pas au spectacle. « Nous veillons à ce que les dons profitent pleinement aux enfants malades », déclare madame Yannik Assor.
En effet, l’association est sollicitée de participer à des frais d’hospitalisation, trop lourds pour des familles nécessiteuses. Elle est «l’interface entre les donateurs et l’hôpital. En fait, nous sommes arrivés, grâce au sérieux et au dévouement de chaque membre de l’association, à générer beaucoup de confiance» a conclu Madame Assor.

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