Santé des jeunes : Un remède nommé médias

Santé des jeunes : Un remède nommé médias

La santé des jeunes n’est pas au meilleur de sa forme. Les experts du ministère de la santé ont un nom pour ce genre de tracas: la mauvaise communication. Pour y remédier, ils ont entrepris de mettre en place un «réseau de journalistes et de professionnels des médias». Objectif immédiat : aider à maintenir en bonne santé les moins de 25 ans.
La réunion de mise en train a eu lieu mardi à Rabat. Les représentants de tous les modes de la communication ont été invités à plancher, de concert, voire de conserve avec des cadres du ministère, sur le meilleur moyen de sensibiliser aux maladies de jeunesse et aux comportements à risques. Il y a urgence, ont dit les fonctionnaires. D’abord parce que les jeunes représentent globalement la moitié de la population et qu’ils sont gage d’avenir, ensuite parce qu’ils sont particulièrement vulnérables aux maladies, et enfin parce que la nouvelle politique de santé leur accorde un intérêt particulier. En conclusion d’une étude sur les comportements à risques des jeunes, le ministère affirme que «l’investissement chez les jeunes dans le renforcement des habilités et des attitudes favorables à la perception des risques sur la santé des comportements malsains détermine leur destinée et, par conséquent, celle de la société dans son ensemble». En clair, la santé des jeunes, c’est la santé de tous et pour longtemps.
Mais si les services de santé sont éloquents pour tout ce qui a trait à la partie risques, ils sont chiches d’informations en ce qui se rapporte aux maladies spécifiques des jeunes. En fait, et mis à part l’acné, le non-initié n’en voit pas qui soient propres à la tranche d’âge au-dessus de 13 ans. Tout le contraire des risques qui sont eux aussi réels que nombreux. «Ainsi la prévalence du tabagisme chez les élèves âgés entre 13 et 15 ans est de 15,5%, le pourcentage des jeunes qui consomment des boissons alcoolisées atteint les 8% parmi les garçons et est de l’ordre de 3,5% parmi les filles et, le pourcentage des jeunes qui déclarent consommer des drogues s’élève à 3% et 2,8% parmi eux souffrent de dépendance». Curieusement, la moitié des jeunes interviewés déclare ne pas pratiquer d’activité physique et autant souffrent d’affections buccodentaires.
De cet état de fait, les services du ministère tirent cette conséquence : les jeunes doivent être accompagnés, informés et dotés des «habilités» propres à leur permettre de franchir le cap de l’adolescence sans trop de dommages. Cela s’appelle la stratégie nationale de promotion de la santé des jeunes. Son but est de «promouvoir la santé physique, mentale et sociale (des moins de 25 ans) à travers le développement d’une réponse préventive et curative adaptée à leurs besoins spécifiques» Et, parce que cette stratégie a besoin d’amplificateur pour porter le message au plus près de la population cible, elle a prévu de s’adjoindre les services des médias. Trois objectifs ont été fixés à cet appel à contribution : mobiliser et impliquer les partenaires, promouvoir la participation et la responsabilisation des jeunes et, faciliter l’accès à l’information.
En ce qui concerne ce dernier point, la réunion des médiateurs et des cadres du ministère a conclu à la nécessité de privilégier les radios et les journaux électroniques, car «ils ont la préférence des moins de 25 ans». Ils sont tendance, comme on dit. Les autres médias joueront le rôle d’appoint. Cependant, ils restent  nécessaires en cas de campagne à thème.

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