Santé : Le Maroc serait bien classé

«Le Maroc a pu se classer en meilleure position que d’autres pays qui ont le même niveau de développement ou même plus riches», a-t-il ajouté dans un entretien publié jeudi par le quotidien "Le Matin du Sahara et du Maghreb", à l’occasion de la Journée mondiale de la santé célébrée le 7 avril, soulignant que "l’OMS considère que le Maroc peut se situer à l’avant-garde de beaucoup de pays". Evoquant les programmes mis en place par l’OMS pour lutter contre la mortalité infantile et maternelle qui demeure toujours élevée au Maroc, M. Benammar a noté que l’OMS appuie le ministère de la Santé pour le développement  d’une action de grande envergure sous la forme d’un plan national de réduction  de la mortalité maternelle et néonatale.
"Le Maroc a fait de grands pas, notamment en ce qui concerne la lutte contre les maladies infectieuses à travers le programme national de vaccination", a-t-il dit, ajoutant que "l’OMS a travaillé avec le Maroc aussi dans la lutte contre les infections respiratoires et les maladies diarrhéiques. On est en train de développer des stratégies de prise en charge intégrées de la maladie de l’enfant".A une question sur les priorités de l’OMS au Maroc et les champs d’action communs avec le ministère de la Santé, M. Benammar a indiqué que "l’OMS a défini des stratégies d’appui aux pays de façon adaptée à chaque situation et le ministère marocain de la Santé a bien accueilli la démarche", soulignant que  "le Maroc reste interpellé par les impératifs de développement social: l’éducation de base, soins de base de santé, l’alphabétisation, la réduction de  la pauvreté et des inégalités sociales".
"La décentralisation et la modernisation de l’administration publique constituent des axes majeurs de la politique de réformes adoptée par le Royaume, a-t-il rappelé, ajoutant que "dans cette orientation, le Premier ministre a précisé le choix du gouvernement d’ uvrer pour la santé pour tous comme le préconise l’OMS. Nous avons engagé des processus d’accompagnement du ministère de la Santé dans la réforme dans le cadre de la stratégie de coopération 2003/2007".
Concernant les vrais problèmes qui retardent l’évolution du Maroc dans le domaine sanitaire, M. Benammar a fait remarquer que "le Maroc est face à plusieurs défis de développement économique et social. Le système sanitaire doit être mis dans ce contexte et ne pas être isolé de l’ensemble des contraintes. L’un des problèmes principaux qui peuvent influer sur l’évolution de la situation sanitaire est l’accessibilité aux soins". Il a révélé que les dépenses globales du Maroc dans la santé reste de l’ordre de 4% du PIB alors que l’OMS préconise que ces dépenses atteignent 5%, précisant que les ressources manquent aussi: Le déséquilibre entre le privé et le public. A notre sens, on note un manque de ressources plus flagrant pour le secteur public qui reçoit moins de ressources que ce qu’il devrait avoir, a-t-il dit. Selon lui, "50% des dépenses sont supportées directement par les ménages", estimant que la réforme qui vient d’être entamée concernant l’assurance maladie obligatoire est très importante pour l’évolution future du système et elle s’orientera vers la satisfaction des besoins prioritaires de santé et surtout en faveur des populations vulnérables". "Le gouvernement a fait d’autres actions capables d’améliorer l’état sanitaire: L’adoption du nouveau code de la famille, la lutte contre l’analphabétisme et contre la pauvreté et la réalisation d’infrastructures", a-t-il dit.

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