Santé : L’hépatite C, l’épidémie silencieuse

Souvent décrite comme une épidémie silencieuse, parce que les personnes infectées se sentent souvent en parfaite santé et peuvent vivre sans symptômes pendant plus de 10 à 20 ans, l’hépatite C est une infection virale qui peut engager le pronostic vital. Elle peut provoquer une inflammation et/ou une tuméfaction du foie, des maladies hépatiques ou une insuffisance hépatique, une cirrhose et un cancer du foie.
Cette maladie est provoquée par le virus de l’hépatite C (VHC). Ce dernier se transmet essentiellement par du sang et des produits sanguins infectés. Le VHC fait partie des familles des virus responsables d’hépatites, famille qui comprend les virus A, D, C, D, E. Ce VHC n’a été découvert qu’il y a 12 ans, en 1989. Dans notre pays, les statistiques officielles montrent que moins de 25 % des cas de cette épidémie sont diagnostiqués.
Aujourd’hui la bataille est déclenchée contre cette épidémie. Vendredi 14 juin, à Casablanca, une réunion, sous l’égide du ministère de la santé publique fut tenue dans ce sens. Cette réunion, qui est la première d’une série de six réunions programmées sur l’ensemble du territoire national, a été présidée par le professeur Abdellatif Cherkaoui, chef de service de gastro-entérologie du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Ibn Rochd à Casablanca et président de la société marocaine des maladies de l’appareil digestif. La rencontre a été consacrée au lancement du programme national de lutte contre l’hépatite virale C.
Lors de cette rencontre, le directeur de la direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies, le Pr. Jawad Mahjour a exposé l’ampleur de ce programme qui a pour objectif de traiter de tous les aspects de fléau, notamment la prévention par l’utilisation de matériel à usage unique, la mise en place des machines pour le dépistage gratuit au niveau des centres hospitaliers et privés, et enfin l’accessibilité du traitement (ribovirus gratuite) pour tous les citoyens marocains nécessitant une prise en charge thérapeutique de l’hépatite virale C.
Il est à souligner dans ce cadre que les personnes qui encourent le risque maximal d’infection par le VHC sont les toxicomanes qui se droguent par voie intraveineuse, les personnes qui ont reçu des transfusions sanguines avant 1992, le personnel de santé, les anciens combattants et les hémophiles.
Augmentent également le risque d’infection, les tatouages, le pierrier des oreilles ou d’autres régions du corps, l’acupuncture et les transfusions sanguines datant d’avant 1992. Le hommes âgés de plus de quarante ans s’inscrivent également dans cette catégorie.

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