Santé publique : 2019 sous le signe des sit-in et grèves

Santé publique : 2019 sous le signe des sit-in et grèves

Le syndicat des médecins annonce un nouveau plan de protestation sur 4 mois

Les médecins vont à partir du 4 février exiger le respect de conditions scientifiques pour la pratique médicale ainsi que les conditions de stérilisation dans les établissements de santé et les complexes chirurgicaux.

Le climat est toujours aussi tendu dans la santé publique. L’avènement de 2019 sera marqué par la poursuite du bras de fer entre les médecins des hôpitaux publics et les responsables de tutelle. Dans ce sens, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public vient d’annoncer une nouvelle étape de protestation pour faire entendre sa voix et surtout obtenir de la tutelle la mise en œuvre de ses revendications, notamment en ce qui concerne les rémunérations et l’exercice de la profession. Dans ce sens, le syndicat vient d’officialiser un programme de protestation étalé sur quatre mois.

Les syndicalistes prévoient notamment des sit-in régionaux à travers le pays avec port de tabliers noirs sachant que les dates de ses protestations seront définies ultérieurement avec le bureau national du syndicat. Plus encore, les médecins vont à partir du 4 février exiger le respect de conditions scientifiques pour la pratique médicale ainsi que les conditions de stérilisation dans les établissements de santé et les complexes chirurgicaux. Le syndicat compte aussi, selon le même communiqué, démarrer la collecte effective de toutes les listes de démissions collectives dans toutes les régions sous la supervision du secrétariat national et leur mise à jour le même jour.

Le syndicat annoncera aussi le boycott de la campagne de santé à l’école en raison de l’absence «de normes médicales et administratives minimales». La même source annonce la poursuite de la grève «des sceaux médicaux» alors qu’il sera procédé au port du signe 509 en référence à l’indice de rémunération revendiqué par les grévistes. Aussi, le syndicat annonce la poursuite des recherches de terrain au sujet de la migration de masse projetée par les médecins.

De même, les médecins vont boycotter les caravanes médicales mais prévoient une exception temporaire et exclusive au profit du programme «Riâya». Le boycott des travaux administratifs sera, en outre, maintenu.

Il s’agit notamment des rapports périodiques, les rapports des usagers, l’établissement des statistiques à l’exception des maladies dangereuses à notification obligatoire, les certificats administratifs sauf les certificats de naissance et de décès, les réunions administratives et de formation ainsi que la couverture d’événements non rémunérés ne sera pas assurée.

Au mois de mars, les protestations vont se poursuivre selon le syndicat. Ainsi, le signe «509 en grève» sera porté dans les services des urgences dès le lundi 4 mars 2019. Cette action sera suivie par deux semaines «de deuil» à travers le port de tablier noir à partir du début avril 2019. Quelques jours après, les médecins vont observer une grève nationale d’une durée de deux semaines à compter du 17 avril 2019, sauf dans les services des urgences.

Enfin, les syndicalistes vont publier les résultats de l’étude sur la migration de masse alors qu’une marche de protestation nationale sera organisée. La date de celle-ci sera communiquée ultérieurement.

Il faut dire que le bras de fer entre les deux parties dure depuis de longs mois sans qu’un accord ne soit pour autant trouvé afin de mettre un terme à ces protestations qui ont un impact important sur le fonctionnement des hôpitaux de la santé publique mais également sur les citoyens. Pourtant, le ministère de la santé avait diffusé, il y a quelques jours, un communiqué à l’issue d’une réunion avec les représentants des médecins.

Dans ce communiqué, les responsables annoncent que les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue social afin de surmonter toutes les difficultés et de renforcer la confiance entre tous les intervenants dans la perspective d’améliorer les conditions de travail du personnel du secteur de la santé publique et d’améliorer les prestations offertes aux citoyens. Ce n’est pas tout. Les deux parties affirment vouloir travailler de concert sur la question des rémunérations des médecins à travers le passage à l’indice 509 et d’examiner la possibilité de rajouter deux grades hors-échelle.

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