Sebta : Les femmes ou hommes «mulets» ne sont plus autorisés à charger sur le dos

Sebta : Les femmes ou hommes «mulets» ne sont plus autorisés à charger sur le dos

Le gouvernement du préside occupé s’incline devant la pression des ONG humanitaires

Après une série d’incidents survenus à la frontière, le gouvernement du préside occupé vient de faire part de son engagement de poursuivre, en concertation avec le côté marocain, ses efforts pour améliorer les conditions de transit à Bab Sebta. A cet effet, les autorités espagnoles ont décidé de mettre en place de nouvelles mesures visant à diminuer le volume de marchandises transporté par des porteurs, surnommés femmes ou hommes mulets, à la sortie de la ville de Sebta.

Elles ont procédé, dans le même contexte, à l’adoption d’un projet d’interdiction à ces porteurs le passage avec des charges à dos. L’entrée en vigueur de ce projet est prévue après les fêtes de Pâques, et plus précisément avec la réouverture du passage frontalier Tarajal II. Cette décision du gouvernement du préside occupé répond aux multiples appels des ONG de défense des droits de l’Homme de mettre fin à ce phénomène de femmes ou hommes mulets et le mauvais traitement qu’ils endurent de la part des autorités frontalières. Selon les représentants de l’Association des commerçants de Tarajal à Sebta, ce projet n’interdit pas totalement aux contrebandiers et porteurs de continuer de s’approvisionner en marchandises à partir du préside occupé, mais avec seule condition que tout type de chargement ne soit pas assuré sur leurs dos. Ils sont autorisés, dans le cadre de ce projet, à les porter seulement avec leurs deux mains. Ils ont ainsi le choix de les faire passer dans des poussettes et chariots à provisions ou simplement dans les traditionnels sacs utilisés souvent dans ce type de besogne.

Il est à noter qu’un nombre important de porteurs (dont la majorité sont des femmes-mulets, gagnent leur vie et celle de leur famille du transit de marchandises à la frontière de Bab Sebta, pour le compte des commerçants marocains. La fermeture du passage frontalier entre Fnideq et le préside occupé représente la perte du seul gagne-pain de ces porteurs, issus des zones avoisinantes ou des différentes régions au Maroc. Leur approvisionnement en marchandises constitue, d’un autre côté, et en cette période de crise, une manne pour les commerçants sebtaouis, en particulier ceux de la zone commerciale de Tarajal. Ces derniers ont appelé, en coordination avec les autres détenteurs de commerces d’autres quartiers de la ville, souvent les autorités de Sebta à intervenir en vue de réguler le passage frontalier.

Il est à rappeler que le poste-frontière de Bab Sebta connaît le passage des milliers de personnes, dont les autorités frontalières des deux côtés marocain et espagnol trouvent dans certains cas de grandes difficultés à maintenir le contrôle de la situation. Cette affluence est à l’origine de grandes bousculades ayant parfois coûté la vie particulièrement à des femmes-mulets et l’interdiction provisoire aux porteurs l’accès à la frontière.

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2 Comments

  1. vermeulen

    je trouve triste de voir ces femmes chargées comme des mulets pour essayer de gagner quelques dirhams pour faire vivre la famille .Pourquoi les hommes ne prennent-ils pas leur places c’est bie triste

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