Sécurité routière : Une éducation dès le plus jeune âge

Sécurité routière : Une éducation dès le plus jeune âge

Avec une vision plus exigeante et concentrée sur le long terme pour développer « des comportements responsables et des routes plus sûres au Maroc», cette stratégie nationale devrait réduire sensiblement le nombre de morts sur nos routes. 

Le Maroc célèbre le 18 février la journée nationale de la sécurité routière, sous le thème «La sécurité routière… Un apprentissage au quotidien». Et pour cause, la prévention du risque routier passe par une information précoce, continue et générale du futur usager de la route. C’est pourquoi l’éducation à la sécurité routière doit être assurée dès le plus jeune âge. L’amélioration de la sécurité routière ne doit pas faire oublier les enjeux spécifiques liés à l’accidentologie des jeunes. Faut-il rappeler que plus de 10 % des personnes tuées au Maroc sont âgées de moins de 14 ans. Dans le cadre de cette journée nationale, le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) organise un ensemble d’activités et d’actions de communication, de sensibilisation et d’éducation routière. Initié par le CNPAC et le secrétariat d’État chargé du transport, un colloque international sous le thème «L’éducation à la prévention et à la sécurité routière : approches et expériences» se tiendra les 16 et 17 février à Rabat. Cet évènement majeur s’articulera autour de plusieurs axes, notamment les problématiques et approches didactiques dans le domaine de l’éducation routière et leurs mécanismes d’évaluation, les nouvelles technologies en matière d’éducation routière ainsi que les approches et expériences réussies dans le domaine de l’éducation à la prévention et la sécurité routières. En outre, et en marge de la célébration officielle de la Journée nationale qui aura lieu le 19 février au Théâtre Mohammed V à Rabat, le CNPAC organise une cérémonie de remise des prix des concours nationaux de la sécurité routière.

Il faut dire qu’en matière de sécurité routière, des progrès ont été réalisés avec la mise en place d’une nouvelle stratégie nationale. Avec une vision plus exigeante et concentrée sur le long terme pour développer « des comportements responsables et des routes plus sûres au Maroc», cette stratégie nationale devrait réduire sensiblement le nombre de morts sur nos routes. Celle-ci a porté ses fruits en 2017. L’analyse des statistiques provisoires des accidents de la route de l’année 2017 par comparaison à ceux de l’année 2016 a fait ressortir une baisse de 2,62% des tués qui se sont chiffrés à 3.499. Ce chiffre montre que l’objectif fixé par la stratégie nationale qui est d’atteindre une baisse de 3% des tués en 2017 a presque été atteint. En outre, la gravité des accidents de la route a diminué ces dernières années, notamment grâce au contrôle automatisé de la vitesse. 

Pour lutter contre les accidents de la route, le ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau compte renforcer davantage le contrôle routier à travers la mise en place de 1.200 radars de nouvelle génération. Il faut aussi relever que depuis la fin de l’année 2017, le ministère de tutelle a initié plusieurs projets importants en matière de sécurité routière. Réforme du permis de conduire, mise à niveau des centres de contrôle technique, élaboration de nouveaux projets de décret ciblant les mineurs et les conducteurs professionnels.

L’un des chantiers importants porte sur la création d’une Agence nationale de sécurité routière. Celle-ci a ainsi pour objectif de regrouper et de coordonner toutes les missions relatives à la sécurité routière, notamment celles dévolues actuellement à la Direction du transport et au CNPAC. Cette super Agence verra bientôt le jour puisque la Chambre des représentants a adopté, le 6 février dernier lors d’une séance plénière, la loi n° 103.14 telle qu’elle a été transmise par la Chambre des conseillers pour une 2ème lecture. Cette nouvelle institution aura plusieurs missions : participer à l’élaboration de la stratégie nationale de la sécurité routière et son évaluation, élaborer les projets de textes législatifs ayant trait à ses prérogatives, superviser les centres d’immatriculation, des auto-écoles et des centres de visite technique.

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