Selon Habib Ben Yahia : «La relance de l’UMA est une nécessité»

Selon Habib Ben Yahia : «La relance de l’UMA est une
nécessité»

«La relance de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) est une nécessité, voire une urgence, et les hommes et les femmes d’affaires maghrébins ont un rôle primordial à y jouer», a souligné, mardi à Marrakech, le secrétaire général de cette organisation, Habib Ben Yahia. S’exprimant à la clôture des travaux d’un colloque de deux jours, initié sous le thème «Le rôle des femmes entrepreneurs dans le développement économique des pays de l’UMA», M. Ben Yahia a ajouté que les Petites et Moyennes Entreprises (PME) maghrébines se doivent de préparer la base de la relance de l’intégration maghrébine. «Construire ensemble un Maghreb économique fondé sur des intérêts communs est impératif majeur, car il s’agit de notre devenir commun», a dit M. Ben Yahia, notant qu’il est désormais nécessaire d’œuvrer dans une logique de complémentarité et non de neutralité. Il est temps d’œuvrer la main dans la main en vue de promouvoir un partenariat horizontal maghrébo-maghrébin et de favoriser la complémentarité entre Etats, entre entreprises, voire même entre secteurs, émettant le vœu de voir la Banque Maghrébine d’Investissement se mettre en place pour assister les promoteurs maghrébins dans la concrétisation de leurs projets. M. Ben Yahia a, à cet égard, réitéré l’engagement de l’UMA à œuvrer dans le sens de la consolidation de la coordination entre les femmes entrepreneurs maghrébines, tout en assurant l’accompagnement et le suivi nécessaire en la matière. Pour sa part, Mme Karima Bounemra Ben Soltane, directrice du bureau pour l’Afrique du Nord à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA/AN), s’est félicitée de la tenue de cette rencontre qui, a-t-elle dit, témoigne d’une prise de conscience grandissante de la part des participantes quant à la nécessité de favoriser la coopération et le partenariat en tant qu’outils efficients à même de permettre l’édification d’un Maghreb uni. Et de poursuivre que «la relance du Maghreb ne se fera pas sur la base des émotions mais bel et bien par le biais d’actions concrètes fondées sur le respect des intérêt mutuels et la recherche du bien commun», estimant qu’il est temps de travailler en réseau, tout en rompant avec cette vision individualiste. Quant aux représentantes de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Banque Islamique de Développement (BID), elles ont réitéré l’engagement respectif de ces deux institutions financières à soutenir les femmes entrepreneurs maghrébines dans la réalisation de leurs projets. Elles ont également émis le vœu de voir les recommandations émanant de cette rencontre se concrétiser et bénéficier du suivi et de l’accompagnement nécessaires. Organisé par le secrétariat général de l’UMA en coopération avec le bureau pour l’Afrique du Nord à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA/AN) et avec l’appui de la BID et du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM), ce colloque se propose d’examiner la situation de l’entrepreneuriat féminin maghrébin, d’identifier les obstacles rencontrés, les défis à relever et les opportunités offertes pour les femmes entrepreneurs dans l’espace maghrébin ainsi que les perspectives de la dynamisation du rôle de la femme entrepreneur dans le processus de l’intégration économique de l’UMA. Les débats lors de ce conclave se sont articulés autour du «Rôle des femmes entrepreneurs dans le développement économique des pays de l’UMA», «La femme entrepreneur maghrébine : défis et perspectives», «Rôle des femmes entrepreneurs dans le renforcement du processus d’intégration maghrébine» et «Entrepreneuriat féminin et crise financière : quel rôle pour les institutions financières?».

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