Sensibilisation contre les piqûres de scorpions

Le ministère de la Santé lance aujourd’hui la campagne annuelle contre les piqûres et envenimations des scorpions. Cette campagne de sensibilisation est destinée non seulement aux citoyens à risque mais également aux professionnels de la santé, c’est-à-dire les médecins et les infirmiers.
Selon le professeur Rachida Soulaymani-Bencheikh, directrice du Centre Anti-Poison et de Pharmacovigilance du Maroc (CAPM), « toutes les régions du Maroc ne sont pas concernées par le phénomène des piqûres et des envenimations des scorpions ». En fait, la principale zone touchée est celle du centre-ouest: Settat, Safi, Essaouira, Marrakech, Fès, Tiznit, Azilal… Aussi, les piqûres de scorpions surviennent essentiellement dans les mois les plus chauds de l’année, notamment en juin et juillet.
Chaque année, le CAPM enregistre des milliers de piqûres de scorpions. D’ailleurs, elles occupent la première place dans l’ensemble des intoxications, environ 30%. En outre, 70% des cas surviennent à l’intérieur des domiciles et touchent essentiellement les mains et les pieds. En clair, grâce à la sensibilisation, on peut éviter la majorité absolue des piqûres. Le Pr. Soulaymani-Bencheikh explique que l’un des axes principaux de la stratégie du ministère est d’expliquer aux professionnels de la santé et aux citoyens qu’il y a une nette distinction entre la piqûre du scorpion et l’envenimation. Et pour cause, sur la trentaine d’espèces de scorpions que compte le Maroc, seule une seule est venimeuse. Elle est de couleur noire: l’Androctonus Mauretanicus. Pour les autres espèces, la piqûre est comparable à celle d’une abeille ou d’un moustique. On note actuellement 4 décès sur 1.000 piqûres de scorpions.
En somme, pour optimiser la lutte contre les piqûres venimeuses, le CAPM a mis en place un tableau de conduite destiné aux médecins et infirmiers dans les centres de soins et hôpitaux des régions touchées par ce fléau. Même si le scorpion est venimeux, sa piqûre ne provoque pas la mort de manière automatique. « En réalité, les enfants de moins de 15 ans et les personnes âgées sont les plus vulnérables », précise le Pr. Soulaymani-Bencheikh. En tout cas, le système mis en place par le CAPM a pour but d’éviter l’encombrement des services d’urgence par les simples piqués sans danger et réserve une procédure particulière et rapide aux personnes véritablement envenimées. « Il y a, en fait, trois classes de patients », explique la directrice du Centre Anti-Poison.
Au-delà de quatre heures, si la piqûre ne provoque aucun symptôme d’envenimation, le patient est tout simplement invité à faire davantage attention. Si, au contraire, il présente des signes généraux de détresse vitale, les médecins et les infirmiers font automatiquement le nécessaire pour le soigner.

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