Séquestrées et violées par deux voyous

Séquestrées et violées par deux voyous

D’habitude, elles se rencontraient et faisaient de temps en temps un tour pas loin de chez elles au quartier Sidi Bernoussi à Casablanca. La première est âgée de trente-cinq ans et la seconde de vingt-quatre ans. Et quand elles ne sortaient pas, elles passaient ensemble l’après-midi chez l’une ou chez l’autre. Elles bavardaient, rigolaient, causaient.
La différence d’âge n’était pas un obstacle à leur entente. Elles se sentaient comme si elles étaient de la même génération, comme des jumelles qui ont vu le jour à la même heure.
En ce dimanche 10 avril, l’une d’entre elles a rendu visite à l’autre. Une visite qui n’était pas due au hasard. Elles s’étaient déjà mises d’accord, la veille, pour se rencontrer et faire un tour comme à l’accoutumée. Elles n’étaient pas sorties ensemble depuis trois jours. Elles restaient chez l’une ou chez l’autre sans mettre le nez dehors, quand l’une d’elles s’apprête à retourner chez elle. Après les embrassades, l’aînée a mis sa djellaba. Alors que l’autre la portait déjà.
Quelques minutes plus tard, elles sont sorties. Elles marchaient lentement en causant. Elles ne pensaient pas trop s’éloigner de chez elles. Elles voulaient juste faire un tour comme à l’accoutumée pour retourner chez elles au maximum dans une heure et demie. Car elles passaient parfois deux à trois heures.
Certes, elles ne rencontraient ni filles ni garçons. Elles se contentaient de se promener dans les rues et fréquenter le marché et un parc. Elles ont été à maintes reprises sollicitées par des jeunes pour les accompagner à prendre un café au centre-ville. Mais elles refusaient. Aucune d’elles n’a jamais encouragé l’autre à les accompagner.
Une demi-heure plus tard, elles étaient assises dans leur endroit habituel au parc et ont commencé, tout en discutant, à regarder les passants, les enfants qui jouaient et leurs mères qui les suivaient du regard tout en causant entre elles. Tout à coup, deux jeunes hommes qui avançaient vers elles, leur ont adressé des sourires. Les deux amies ont échangé des regards et la plus jeune a demandé à l’aînée de partir. «Nous sommes entourées des femmes et de leurs enfants, ne crains rien», lui a chuchoté cette dernière.
Les deux jeunes sont restés plantés devant elles et se sont permis de s’asseoir près d’elles par la suite. Aussitôt, les deux jeunes filles se sont apprêtées à partir. Mais l’un des deux jeunes hommes leur a demandé de rester avec eux un moment, juste le temps de faire connaissance. Les deux amies étaient décidées à s’en aller. Chacun des deux jeunes hommes a tenu l’une des deux filles pour l’obliger à rester assise. L’un d’entre eux a même fait apparaître un couteau qu’il cachait sous ses vêtements. Bouleversée, l’aînée a tenté de lever sa main pour appeler quelques femmes pour les sauver des mains de leurs deux agresseurs. Mais en vain.
L’autre agresseur a brandi un couteau et les a menacées de les balafrer si elles criaient au secours. Les deux jeunes hommes ont obligé les deux jeunes filles à les accompagner sans réagir. Sinon, quelques coups de couteaux suffiraient à les anéantir. Les femmes qui occupaient les autres sièges ont remarqué le comportement étrange des jeunes hommes. Mais elles n’étaient pas certaines qu’il s’agissait d’une agression.
Les deux jeunes filles ont été conduites sous la menace des couteaux vers une maison pas trop éloignée du parc. Elles ont été obligées de partager le même lit avec eux. Les larmes aux yeux, les deux amies ont été maltraitées sauvagement. Une fois leurs besoins bestiaux satisfaits, les deux jeunes hommes les ont relâchées dans un état lamentable. Les deux amies se sont adressées aussitôt à la police de la sûreté d’Anassi.  Sans perdre de temps, les éléments chargés de l’affaire se sont lancés à la recherche des deux violeurs. Ils les ont arrêtés au bout de quelques heures. Il s’agit de Mohamed, né en 1967 et de Kamal, né en 1980. Sans niveau scolaire et sans profession, ils se droguaient avant d’agresser les riverains.
Avant de violer les deux jeunes femmes, ils avaient perpétré plusieurs agressions. Après avoir avoué leurs méfaits, ils ont été traduits devant la cour d’appel de Casablanca poursuivis pour viol, séquestration et menace à main armée.

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