Services d’aide médicale d’urgence: Le partenariat public-public au secours du public-privé

Services d’aide médicale d’urgence: Le partenariat public-public au secours du public-privé

La communauté médicale a commémoré le lancement du Plan national de la prise en charge des urgences (PNUM) le 5 mars 2013 par un bilan de la première année du plan d’action des urgences 2012-2016 et par  un geste qui dit l’urgence qu’il y a à institutionnaliser à grande échelle les premiers soins prodigués aux patients.

Urgentiste lui-même, le ministre de la santé a voulu donner le plus grand éclat à ce premier anniversaire en présidant la première rencontre sur les Services d’aide médicale d’urgence (SAMU) mercredi à Rabat à la salle de conférence du Conseil national de l’Ordre national des médecins.

Il a donc réaffirmé l’urgence qu’il y a à consolider les services de premiers soins et à travailler d’arrache-pied à mettre en œuvre cet autre objectif d’importance : le partenariat entre les secteurs privé et public. Mais pas seulement, a déclaré le ministre qui a surpris son monde en plaidant dans son discours inaugural pour le renforcement du partenariat public-public. Ce qui à son sens ne dit pas seulement l’intérêt qu’il y a à coopérer avec la protection civile, ou la gendarmerie royale ou le ministère de l’intérieur, mais encore signifie que les différents services médicaux eux-mêmes doivent travailler ensemble en faveur de l’amélioration de la santé des citoyens.

Lhoussaine Louardi l’a déclaré d’emblée : le ministère de la santé s’engage dans le plan national de développement des urgences médicales à développer le partenariat public-privé en mode win-win dans le cadre d’actions qui convergent vers «un seul objectif qui est la santé du citoyen».

Avec néanmoins cette nouvelle identité remarquable que ce partenariat est appelé à s’inscrire dans le projet de régionalisation et à prendre corps au niveau des collectivités locales. Le premier exemple de ce partenariat a donc été donné hier avec la signature d’une convention prévoyant la création d’un centre d’expertise en évaluation des urgences à Fès.

Cette convention a d’autant plus marqué les travaux de la journée que les actions phares du plan national des urgences médicales du 5 mars invitent à multiplier ce genre de partenariat. Les actions phares  prévues par le plan 2012-2013 préconisent également la mise en service progressive du numéro national unique des appels médicaux d’urgence au niveau des 11 SAMU en fonction (le 141) ainsi que la mise en place des Urgences médicales de proximité (UMP), projet qui connaît un certain retard puisque 16 unités parmi les 26 prévues n’ont pas été réalisées.

Ces actions phares portent aussi sur la création prochaine d’unités de transport sanitaire héliportées (hélismur) à Laâyoune et à Oujda, ce qui porte à trois le nombre de ces unités, celle de Marrakech étant déjà opérationnelle. Les prévisions ont également porté sur la mise à niveau de 12 services d’urgences hospitaliers, la création de 4 pôles d’urgence et la formations des personnels. Le niveau de réalisation de ces différents projets étant globalement modeste, l’essentiel reste donc à faire.

Conscient de ce que les premiers soins peuvent sauver des vies ou simplement alléger la prise en charge en hôpital, la rencontre a axé ses travaux sur l’extension des services des Urgences que représentent 10% des personnels d’hôpitaux, «car les urgentistes effectuent le plus gros des actes médicaux en établissement hospitalier». C’est notamment cette réalité qui sous-tend la convention que le ministère de la santé signera samedi avec la protection civile.
La mise en œuvre du plan d’action 2012-2016 nécessite un budget de 500 millions de dirhams dont 49% iront à l’acquisition des matériels d’urgence hospitaliers, 13% au transport héliporté, 8% à la formation et 6% pour les équipements des SAMU.

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