Sexualité : Quand les caprices des hormones tournent la tête au plaisir

Sexualité : Quand les caprices des hormones tournent la tête au plaisir

L’origine de tous les maux des femmes semble provenir des hormones. Elles pleurent à cause des hormones, elles grossissent à cause des hormones, elles ont une petite poitrine à cause des hormones, mais surtout, elles n’ont pas envie de faire l’amour à cause des hormones. Il est donc temps de tirer les choses au clair. Qu’est ce que ces hormones qui gâchent ouvertement la vie des femmes et plus discrètement celle des hommes? Et bien, il faut se rendre à l’évidence scientifique, les hormones ont un rôle primordial dans notre organisme. Elles interviennent à tous les moments d’une vie. Depuis la période intra-utérine (pendant la grossesse), passant par l’enfance, l’âge adulte et arrivant à la vieillesse. Les hormones influencent la croissance, la sexualité, la génitalité (reproduction entre autres), les modes de fonctionnement de l’organisme (métabolisme), le développement des muscles, le niveau cognitif (aspect intellectuel), le caractère, le sommeil, bref les hormones participent à faire de l’être humain ce qu’il est. Leur fonctionnement est particulièrement complexe. En plus, les hormones interagissent, c’est-à-dire qu’elles ont une action les unes envers les autres, continuellement, toute la journée et toute la nuit, pour maintenir un équilibre corporel et une adaptation à l’environnement d’un individu. Les hormones agissent sur les humeurs, mais surtout, et c’est ce qui nous intéresse ici, elles agissent sur le désir, le plaisir et la sexualité en général. Deux principales hormones sont mises en cause, la testostérone et l’estrogène, les hormones du plaisir par excellence. Cependant, bien que la testostérone soit une hormone mâle et que l’estrogène soit une hormone femelle, la femme a, tout comme l’homme, besoin de testostérone pour ressentir du désir sexuel. La testostérone est indispensable à la survenue du désir féminin. Bien que considérée comme l’hormone mâle car elle fait pousser les poils chez les hommes, elle est également responsable des poils des femmes. C’est pour cela qu’à la puberté, des poils poussent sur leur pubis et sous leurs aisselles. Cette hormone du désir est donc très utile. Cependant, une femme éprouve plus de désir sexuel, juste au moment de son ovulation et les jours qui précèdent, à cause de ses hormones à ce moment du cycle. Les jours du plus grand désir chez la femme sont ceux qui précèdent l’ovulation. C’est normal, ce sont les jours de la plus grande fertilité. Il existe à ce moment un pic hormonal d’estrogènes qui peut expliquer ce désir plus présent. C’est là que réagissent les hormones femelles. Mais plaisir pour pas d’envie, une femme qui vient d’accoucher depuis peu éprouve moins de désir à cause de la montée de l’hormone prolactine. La prolactine est une hormone qui se manifeste juste après l’accouchement, pour déclencher la montée laiteuse. C’est une hormone anti-désir. Il est donc normal et naturel qu’une femme n’éprouve que très peu de désir pendant les mois qui suivent la naissance de son enfant. Aussi, à la ménopause, si les femmes ont souvent une sécheresse vaginale, c’est à cause d’une diminution de leurs estrogènes et non d’une baisse du désir sexuel. Au moment de la ménopause, les femmes subissent une chute rapide de l’hormone estrogène. Cela explique la sécheresse vaginale qui peut survenir. Cette situation n’est pas liée à une baisse de désir, mais à cette diminution des estrogènes. Voilà donc ce qui mitige les femmes. Du côté des machos, un problème hormonal peut carrément empêcher un homme qui a vraiment du désir d’avoir une érection. Deux cas sont à dépister par le médecin, le manque de testostérone qui empêche l’érection et la hausse de la prolactine. Et oui, il arrive qu’un homme ait trop de prolactine dans le sang, il n’a alors plus tellement de désir sexuel. En effet, à cause d’une tumeur bénigne, la prolactine peut anormalement s’élever chez un homme. Il aura alors des problèmes d’érection souvent associés à une baisse de son désir sexuel. Mais bonne nouvelle, cela se soigne. Preuve que les Jules ne sont pas épargnés par les humeurs de leurs hormones. Désormais, il ne faut plus justifier les reproches colériques des épouses par un dérèglement hormonal parce que les hommes aussi y sont exposés. Une seule règle est à en tirer, si elles gueulent c’est qu’elles ont une bonne raison de le faire. La production des hormones peut être stimulée. Les lectures érotiques, la pratique sexuelle, la vue d’une scène érotique ont tendance à faire monter la testostérone, et donc à augmenter le désir sexuel. Ainsi, la vie fantasmatique intérieure, l’imaginaire érotique, les pensées coquines ont une action physique et pas seulement psychologiques : elles stimulent la fabrication de testostérone, chez l’homme comme chez la femme, et participent donc au maintien du désir sexuel. Résultat, avec les hormones, plus on fait l’amour, mieux on fait l’amour. À vous de jouer.


 L’oestrogène
L’oestrogène et la progestérone sont deux hormones féminines sécrétées dans les ovaires. L’oestrogène est responsable du développement des caractères sexuels féminins et, avec la progestérone, régulent les fonctions reproductrices chez la femme. Ils favorisent la construction osseuse. Ils régulent le taux de lipides sanguins et préviennent ainsi l’athérosclérose, affection responsable à long terme de maladies cardiaques. En outre, les estrogènes ont une influence favorable sur le sentiment de bien-être et préservent l’élasticité de la peau. À la ménopause, seules de petites quantités d’oestrogène sont sécrétées. Ce déficit estrogénique engendre l’apparition de symptômes ménopausiques (bouffées de chaleur, sécheresse cutanée, trouble de l’humeur, baisse du désir sexuel, troubles du sommeil, fragilisation des os, prise de poids, amincissement de la peau et difficultés à mémoriser et à se concentrer) et, à plus long terme, d’affections sévères telles que l’ostéoporose. L’usage d’œstrogène, en particulier associé à la progestérone, est un traitement de substitution hormonale (THS) préconisée chez les femmes ménopausées.

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