Sida : Programme contre la discrimination

Le Maroc dispose d’un Programme national intégré de lutte contre le Sida destiné à éliminer toute forme de discrimination et de stigmatisation liée au VIH/Sida, a déclaré, vendredi, le ministre de la Santé, M. Mohamed Cheikh Biadillah.
Dans un discours lu en son nom à l’ouverture des travaux de la réunion interactive de la Commission VIH/Sida et Gouvernance de l’Afrique (CVGA), qui se tient au 22 au 23 avril à Casablanca, M. Biadillah a souligné que le programme national puise ses axes fondamentaux dans le discours royal prononcé par SM le Roi Mohammed VI, lors de la session extraordinaire de l’ONU sur le Sida qui s’était réunie du 25 au 27 juin 2001 à New York.
"Le taux d’infection au VIH est, aujourd’hui, en nette augmentation chez la population des jeunes et chez les femmes", a ajouté le ministre, précisant que "dans les pays en développement, dont on ne saurait s’exclure, 67% des personnes nouvellement infectées sont âgées de 15 à 24 ans et parmi elles 64% sont de sexe féminin". Plus globalement, on retient qu’au niveau mondial, les jeunes femmes et filles sont deux fois et demie plus vulnérables à l’infection au VIH/Sida que les hommes et les garçons, a-t-il indiqué, soulignant que le Maroc demeure heureusement un pays "à faible prévalence où la situation épidémiologique du VIH/Sida reste sous contrôle".
Depuis la déclaration du premier cas de Sida au Maroc en 1986 jusqu’au 31 décembre 2004, le nombre de cas cumulés de Sida déclarés et notifiés a atteint 1587. Ce chiffre doit nous interpeller car on constate que "65% des cas appartiennent à la tranche d’âge comprise entre 15 et 39 ans tout en retenant, par ailleurs, que dans 75 des cas, la transmission du virus s’est faite par voie sexuelle", a déclaré M. Biadillah, ajoutant que le nombre de séropositifs serait compris entre 13.000 et 16.000 à fin 2003. En matière de prise en charge des porteurs du Virus du Sida, le Maroc a franchi des étapes importantes pour assurer aux personnes vivant avec le VIH leurs droits fondamentaux en terme d’accès au dépistage et aux soins dans des conditions de respect de l’anonymat et de la confidentialité, a souligné M.Biadillah, précisant qu’un programme de prise en charge psychosociale et d’éducation thérapeutique des patients est en cours d’élaboration avec la participation des acteurs sociaux.

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