Similitudes entre Gibraltar et Sebta et Melillia

Les négociations en cours entre l’Espagne et la Grande-bretagne au sujet de la souveraineté sur le rocher de Gibraltar ont valu des questions orales au Parlement au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Benaissa. Le chef de la diplomatie marocaine a affirmé, dans sa réponse mercredi à la chambre des représentants, l’existence de «imilitudes» entre la situation de Gibraltar et l’occupation par l’Espagne des villes marocaines de Sebta et Mellilia et des îles avoisinantes.
Pour M. Benaissa, «les aspects de similitude sont tous réunis», d’autant plus que les preuves présentées par le royaume d’Espagne pour le recouvrement de sa souveraineté sur Gibraltar sont les mêmes que le Maroc défend dans sa quête pour la récupération de ses présides occupés. Le ministre a rappelé que le Maroc avait, en 2001 déjà, bien avant la parution d’informations sur les négociations en cours à l’époque entre l’Espagne et la Grande-bretagne sur Gibraltar, adressé de la tribune de l’assemblée générale des Nations unis, un «appel pressant» à l’Espagne en vue d’entamer des discussions sur la situation des deux présides occupés. Ce faisant le Maroc s’inscrivait dans le sillage des accords intervenus entre la Chine et la Grande Bretagne au sujet de Hong Kong et entre Pékin et Lisbonne à propos de Macao. M. Benaissa a exprimé son profond regret que la partie espagnole n’aie pas été «receptive » à cet appel, évoquant la proposition de feu SM Hassan II, relative à la mise sur pied d’une cellule de réflexion sur Sebta et Mellilia. Dans le même cadre, le ministre des Affaires étrangères a évoqué la question du permis de prospection pétrolière off-shore accordé par les autorités espagnoles à la compagnie Repsol dans la zone comprise entre les iles Canaries et le littoral marocain.
Le Maroc avait «catégoriquement rejeté » ce permis dès l’annonce de l’approbation en conseil des ministres espagnol d’un décret royal relatif à la question. Le gouvernement avait aussi un communiqué dans ce sens. Mohamed Benaissa a affirmé que le problème « ne peut être résolu de façon naturelle et légitime qu’à travers des négociations », sachant que selon le droit international coutumier, le Maroc exerce des droits souverains sur son plateau continental qui s’étend bien au-delà de la ligne médiane en tant que prolongement de son territoire sous la mer aux fins de l’exploration et de l’exploitation de ses ressources naturelles.

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