Soins de santé primaires : Coup d’accélérateur royal

Soins de santé primaires : Coup d’accélérateur royal

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi le Maroc, et plus précisément la ville de Rabat pour célébrer la Journée mondiale de la santé sous le thème «Soins de santé primaires: la voie vers la couverture santé universelle».

La cérémonie de célébration officielle s’est ouverte lundi dans la capitale. Celle-ci a été marquée par le message adressé par SM le Roi Mohammed VI aux participants et dont lecture a été donnée par le ministre de la santé, Anass Doukkali. Dans son discours, le Souverain a appelé le gouvernement à diligenter l’adoption des textes législatifs et réglementaires sur la réforme des soins de santé primaires et à poursuivre l’élargissement de l’assurance-maladie obligatoire (AMO). Le Souverain a estimé que ces chantiers permettront de renforcer l’accès aux soins de santé de proximité «répondant aux standards de qualité, à coûts raisonnables, tout en conférant davantage de responsabilité aux régions, dans le cadre de la régionalisation avancée et de la déconcentration administrative».

Pour assurer l’efficacité des soins de santé primaires, SM le Roi a appelé à la mise en place «des instruments novateurs de financement», vu le contexte général qui est marqué par l’augmentation des dépenses de santé, le vieillissement rapide de la population mondiale, la prévalence des maladies chroniques et la disponibilité de nouveaux traitements à coût élevé. «Cela implique, en premier lieu, de rechercher des mécanismes à même d’enrayer les déperditions dans les financements et de réduire l’inefficience», a-t-il indiqué. Concernant la couverture santé universelle, le Souverain a souligné qu’elle n’est pas un objectif hors de portée, tout comme elle n’est pas l’apanage des seuls pays avancés. SM le Roi a, à cet égard, souligné la nécessité de réunir certaines conditions fondamentales dans le système de santé. Parmi lesquelles figure l’adoption d’une politique médicamenteuse pertinente.

L’objectif étant de «garantir l’accès aux médicaments élémentaires dont dépendent les programmes prioritaires de santé publique, et l’encouragement de la production locale de médicaments génériques et de matériel médical de qualité, dans l’optique d’atteindre la souveraineté médicamenteuse», a signalé le Souverain. Parallèlement, a poursuivi SM le Roi, pour réaliser cet objectif, il convient de renforcer la protection financière des individus et des familles, de sorte à éviter que les citoyens, particulièrement ceux à revenus limités, ne soient contraints à recourir à leurs fonds propres, pour payer la majeure partie des frais de soins. Le Souverain a estimé que «les pays doivent conjuguer leurs efforts pour conférer plus d’efficience à leurs actions tendant à réaliser le troisième objectif parmi ceux du développement durable, à savoir permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous, à tout âge, à l’horizon 2030, tel que le Maroc, à l’instar des autres membres de la communauté internationale, en a pris l’engagement». Enfin, SM le Roi a fait remarquer que la couverture-santé universelle doit prendre en considération certaines priorités, dont la veille épidémiologique, la lutte contre les épidémies transfrontalières et le renforcement des systèmes de santé.

ONU: La moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé essentiels
La couverture universelle de la santé est une condition fondamentale pour bâtir des sociétés et des économies saines et atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), a déclaré António Guterres dans son message pour la Journée mondiale de la santé. Ce dernier a rappelé dans son message que si la santé est un droit de l’Homme, la moitié de la population mondiale ne bénéficie toujours pas de services de santé de base. M. Guterres a indiqué que l’objectif de la couverture universelle est de garantir à tous un accès équitable aux services de santé sans difficultés financières. «Il n’est pas seulement question d’améliorer les services de santé, mais bien de prendre des mesures dans de nombreux autres domaines. Nous devons agir sur les facteurs plus généraux qui déterminent la santé, notamment sur les plans social, économique et environnemental», a-t-il indiqué. Le secrétaire général de l’ONU a aussi appelé à investir dans l’être humain. «Il faut que le personnel sanitaire soit hautement qualifié et capable d’informer les patients et de les défendre. Il faut que chacun et chacune ait les moyens et les connaissances nécessaires pour prendre soin de sa santé et de celle de sa famille. Il faut que les populations aient accès aux soins de santé, où qu’elles soient et à chaque fois qu’elles en ont besoin». Le chef de l’ONU a estimé que la Déclaration d’Astana a ouvert la voie à la priorité à accorder aux investissements qui manquent dans le domaine de la santé et a demandé que les engagements pris à cette occasion soient tenus. Enfin, António Guterres a souligné que la réalisation du droit à la santé exige une détermination et des alliances politiques.

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