Solidarité autour de l’hépatite

Solidarité autour de l’hépatite

«Depuis 1995, ma maladie m’a coûté 1.300.000 de DH… Je dis bien 130 millions de centimes… ». Témoignage fait par une personne qui, le moins que l’on puisse dire, s’est extirpée des griffes mortelles de l’hépatite C. Un bref moment de silence meubla la salle où se déroulait une conférence de presse organisée par SOS hépatites.
Un silence révélateur sur la gravité de cette maladie silencieuse. A lui seul, ce témoignage a remis les pendules à l’heure et l’assistance a pu, grâce à sa pugnacité, appréhender réellement le poids et les contraintes de la maladie.
Dans ce contexte, SOS hépatites, qui souffle sa première bougie, organise, depuis le 20 décembre, la première Semaine nationale de solidarité avec les malades atteints d’hépatite, manifestation qui se poursuivra jusqu’au 26 du même mois. L’optique de cet élan de solidarité est la sensibilisation du public, ainsi que la collecte de fonds destinés à venir en aide aux personnes démunies pour l’accès au traitement, dont dépend leur vie, pour être plus clair. Journées portes ouvertes, soirée de gala pour lancer un appel à la générosité des citoyens, établissement de partenariats avec les laboratoires afin de réduire le coût du traitement, telles sont les grandes lignes de cette semaine de solidarité.
Parallèlement, SOS Hépatites se fixe comme objectifs de prévenir, informer, se solidariser et aider à la prise en charge thérapeutique. Deux jours par semaine, les patients sont reçus au siège de l’association afin de leur donner l’occasion de connaître leur mal.
Concernant les dons, ceux-ci peuvent être faits de deux façons différentes. Par voie postale à « SOS hépatites, Centre Social Omar Ibn Al-Khattab, Préfecture Al-Fida-Mers Sultan ». Autrement, les dons peuvent tout simplement être versés sur un compte bancaire ouvert auprès de « Attijariwafa bank » sous le numéro : « 126C 305 902 ». Par ailleurs, c’est en connaissant un peu plus la maladie que l’on se rend compte de son poids terrible. Ce poids est d’autant plus pesant lorsque l’on sait que le nombre de porteurs du virus dans le monde est estimé à 170 millions, sachant que le Sida s’adjuge un chiffre moins important, c’est-à-dire 40 millions de cas dépistés dans le monde. Au Maroc, le nombre de personnes atteintes de l’hépatite C avoisinerait les 300.000, soit 1,5% de la population. Ces chiffres, aussi bien sur le plan mondial que national, restent cependant sujets à une hausse significative, vu que tous les cas existants ne peuvent avoir fait l’objet d’un dépistage, notamment dans les pays tiers-mondistes.
Ainsi, certains spécialistes estiment que le nombre de cas au Maroc est beaucoup plus important et la prévalence dépasserait, ainsi, les 5% de la population. Aussi, la gravité de la maladie est appréhendée à sa juste valeur lorsque l’on sait que le malade est contraint de suivre un traitement dispendieux et, pour ainsi dire, inaccessible.
À raison d’une injection par semaine, sans parler de comprimés pris au quotidien et qui coûtent excessivement cher, le prix d’une seule injection est de 3.200 DH. Pour un traitement qui peut aller d’un mois à une année, faites le calcul…

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