Sommet de l’ONU sur les maladies non transmissibles

Les maladies non transmissibles représentent un défi majeur pour le développement au XXIe siècle, la prévention étant la pierre angulaire de la lutte contre ce fléau, souligne un projet qui sera adopté lors de l’Assemblée générale de l’ONU. Le projet de texte, le premier sur ce sujet jamais soumis à l’Assemblée générale, souligne que les maladies non transmissibles (MNT) constituent la cause numéro un des décès dans le monde, avec un développement particulièrement rapide en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 36 millions des 57 millions de décès enregistrés dans le monde chaque année sont dus à des MNT, telles que les affections cardio-vasculaires, les cancers, les maladies respiratoires chroniques et le diabète. Parmi ces décès, 9 millions surviennent avant l’âge de 60 ans et près de 80% des décès ont lieu dans des pays en développement. Les chefs d’État et de gouvernement des 193 États membres des Nations unies se réunissent à New York au siège de l’ONU à partir du 20 septembre pour l’Assemblée générale annuelle de l’ONU. Ils devraient adopter ce projet ce jour-là. Les Etats membres «reconnaissent que les plus visibles des MNT sont liées à des facteurs de risque, plus précisément l’usage du tabac, l’ingestion d’alcool dans des proportions dangereuses, un régime mauvais pour la santé et le manque d’exercice physique». Parmi les facteurs contribuant à l’incidence croissante des MNT, le texte de l’ONU cite la pauvreté, la distribution inégalitaire des richesses, le manque d’éducation, l’urbanisation rapide et le vieillissement de la population. «Les populations pauvres et les personnes vivant dans des situations vulnérables, en particulier dans les pays en développement, portent un fardeau disproportionné», dit le texte. «Les MNT sont d’ores et déjà un défi majeur pour le monde car elles sont à un niveau épidémique», estime Ann Keeling, présidente de l’Alliance pour les MNT. Ainsi, pour le diabète, il y a actuellement 344 millions de personnes qui en souffrent et il y en aura bientôt plus de 500 millions, a-t-elle dit. «C’est déjà un défi majeur, c’est le défi de tout le monde».

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