Sous le signe de la confiance

Lors d’une journée d’information sur les «élections 2002» organisée samedi 7 septembre 2002, le ministère de l’Intérieur a précisé qu’«il faudrait que les Marocains reprennent confiance en leurs institutions, en leur gouvernement et en eux mêmes».
Sur le plan matériel, ces élections vont en effet nécessiter une enveloppe budgétaire variant entre 300 et 400 millions de dirhams sans compter le budget du ministère, des préfectures, provinces et communes, a-t-il rappelé, notant que plus de 300.000 personnes seront mobilisées à travers le royaume pour veiller au bon déroulement de ce scrutin.
Réagissant aux interrogations au sujet de prétendues campagnes électorales prématurées, le ministre a rappelé que ce qui est rapporté par la presse ne correspond pas souvent à la réalité et que les vérifications auxquelles procède son département révèlent souvent l’inexactitude de telles informations. Il est vrai que de nombreux partis mènent, depuis des mois, un travail de préparation, de motivation et de mobilisation de leurs adhérents en prévision de ces élections, a-t-il dit. Si des excès sont constatés et vérifiés, toutes les mesures nécessaires seront prises pour redresser la situation conformément à la loi, dans le but d’assurer aux élections transparence et crédibilité, a-t-il affirmé. Par ailleurs, lors d’une intervention axée sur les nouvelles mesures juridiques et dispositions adoptées dans le cadre de l’organisation de ces échéances, Brahim Boufous, gouverneur et directeur des walis au ministère de l’Intérieur, a rappelé les décrets et arrêtés régissant le processus électoral et donné des explications concernant notamment les aspects logistique et technique de cette opération.
Concernant le dépôt de candidatures, qui ont atteint samedi en fin de matinée 574, quelque 653 listes, soit une moyenne de 7 listes par circonscription, il a estimé que cette affluence s’explique par les dispositions juridiques stipulant que le rang de chaque candidat sur le bulletin unique est fonction de la date et l’heure du dépôt de sa déclaration de candidature.
Dans un exposé sur la configuration de la carte politique nationale, Mohamed Akendich, chef de division au ministère de l’Intérieur, a passé en revue les caractéristiques du paysage politique et insisté sur la problématique de la démocratie interne au sein des partis. Il a estimé, à ce propos, qu’il serait difficile dans le contexte actuel de procéder à une classification des formations politiques en pôles de droite, de centre ou de gauche. L’orateur n’a pas manqué à cet effet de lancer quelques critiques à l’adresse de certaines formations, tel le PADS ( Parti de l’avant-garde démocratique socialiste).
Pour sa part, Mohamed Ibrahimi, gouverneur et directeur général des collectivités locales, a souligné que les prochaines élections législatives vont se dérouler dans un nouveau contexte marqué par la volonté de réunir les conditions propices au développement notamment à travers la mise à niveau de l’économie, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et la consécration des valeurs de solidarité.
Il a rappelé les réformes du cadre juridique régissant l’élection des membres de la Chambre des représentants, notamment celles relatives au mode de scrutin, aux modalités de vote, au découpage électoral, au dépôt des déclarations de candidature, à la proclamation des résultats et au financement des campagnes électorales.

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