Soutien royal aux victimes de l’accident de Blois

Soutien royal aux victimes de l’accident de Blois

A la suite de l’accident tragique qui est survenu vendredi matin au centre de la France et qui a fait 8 morts et 25 blessés, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a ordonné à Fathallah Sijilmassi, ambassadeur du Maroc en France, de se rendre sur les lieux et d’assurer le suivi et la coordination des opérations de secours. Le Souverain a ainsi donné ses  Hautes instructions pour la prise en charge personnelle des soins médicaux des blessés et des frais de rapatriement au Maroc des dépouilles des personnes décédées. Le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, Mohamed Ameur, l’ambassadeur du Maroc en France, M. Sijilmassi, et le consul général du Maroc à Orléans, Faouz Achchabi, se sont rendus samedi au chevet des blessés hospitalisés au CHU de Blois et d’Orléans  et ont transmis les condoléances de SM le Roi Mohammed VI aux familles des Marocains tués dans l’accident. Accueillis à l’hôpital de Blois par le maire de la ville, Marc Gricourt, les membres de la délégation marocaine se sont longuement entretenus avec les familles des blessés et des ressortissants marocains tués. Ils se sont rendu  par la suite au funérarium de la ville pour se recueillir sur les dépouilles des victimes, avant d’aller s’enquérir de l’état de santé des autres blessés admis à l’hôpital d’Orléans. «Ce terrible accident a été un choc et une immense douleur pour tout le peuple marocain. Au nom de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, nous transmettons les condoléances de Notre Souverain aux familles des victimes et Ses voeux de prompt rétablissement aux blessés», a dit M. Ameur avant d’ajouter que «En ces circonstances combien douloureuses pour nous tous, nous tenons à vous réaffirmer que nous sommes à votre entière disposition pour vous aider dans toutes vos démarches et pour vous apporter assistance et réconfort».
L’autocar immatriculé en France, dont la société est basée aux Mureaux en région parisienne, transportait 32 personnes, dont 30 passagers marocains et deux chauffeurs. Le car, qui a quitté Tiznit le 21 mai au matin, se rapprochait dans la nuit de jeudi à vendredi de sa destination finale, les Mureaux, lorsque l’accident s’est produit sur l’autoroute A10 à la hauteur de Suèvres vers 02h50 (00h50 GMT). Il est allé s’encastrer à vive allure contre la pile d’un pont enjambant l’autoroute après s’être déporté sur sa droite pour une raison inconnue. Le plan rouge a été déclenché, mobilisant 140 pompiers, 25 gendarmes qui ont installé un poste médical avancé sur les lieux de l’accident, et quatre hélicoptères pour évacuer les blessés vers les hôpitaux de Blois, Tours et Orléans. «L’état invraisemblable du car montre que le choc a été d’une extrême violence», a souligné le ministre français des Transports, Dominique Bussereau, qui s’est rendu sur les lieux de l’accident en début de matinée. Selon M. Bussereau, une double enquête judiciaire sous le contrôle du procureur de la République de Blois et technique sous l’égide du Bureau enquête accidents du ministère des Transports, va être ouverte. «Une des hypothèses possibles est celle de l’endormissement du chauffeur», a indiqué le préfet du Loir-et-Cher, Pierre Pouessel. Le deuxième chauffeur, de repos au moment de l’accident, a été tué.
Le préfet a toutefois souligné qu’aucune piste n’était écartée et que les enquêteurs allaient vérifier l’état mécanique du car, qui tractait une remorque. Des analyses ont notamment été entreprises pour déterminer si l’éclatement d’un pneu aurait pu provoquer l’accident, a indiqué le vice-procureur de Blois chargé de l’enquête, Edouard Lecat. La seule certitude est qu’aucun autre véhicule n’est impliqué, a-t-il précisé. Le car accidenté, mis en circulation en 1997, ne disposait pas de ceintures de sécurité. Ils n’ont été obligatoirement installées sur les véhicules neufs qu’à partir de 1999, selon la société bretonne Labat Transport qui avait vendu le véhicule en 2006 à la société Aziz. 

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