Sport scolaire: C’est plus qu’une question de muscles

Sport scolaire: C’est plus qu’une question de muscles

Selon une étude du ministère de la jeunesse et des sports, le mode d’évaluation subi et le choix des activités sportives manquent encore d’homogénéité, non seulement d’un établissement à un autre, mais il peut aussi être complètement différent d’un éducateur à un autre, dans le même établissement.

L’aspect sportif et physique de l’éducation peine à trouver sa juste place au sein de l’enseignement marocain. Actuellement à l’école primaire marocaine, le sport occupe au niveau de l’enseignement privé à peine une heure de cours par semaine. Quant à l’enseignement public, il est encore absent. C’est au niveau du secondaire que l’éducation physique et sportive est programmée comme le reste des matières, dispensée 2 à 3 heures par semaine par tous les établissements. Elle demeure tout de même moins importante aux yeux des élèves, vu le faible coefficient qui lui est accordé. L’heure réservée à la discipline sportive est considérée, par la plupart, comme une occasion d’échapper aux classes, où plusieurs élèves se consacrent aux jeux, au temps libre, et aux loisirs. Le sport et les compétitions sportives ne viennent qu’en deuxième position. C’est ainsi que le cours d’éducation physique est toujours impacté par un taux d’absentéisme élevé et récurrent. Selon une étude du ministère de la jeunesse et des sports, le mode d’évaluation subi et le choix des activités sportives manquent encore d’homogénéité, non seulement d’un établissement à un autre, mais il peut aussi être complètement différent d’un éducateur à un autre, dans le même établissement.

D’après le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, l’éducation physique et sportive (EPS) devrait représenter un pilier essentiel sur lequel reposerait l’éducation continue dans le système de l’enseignement en général. «Ceci dans la mesure où la pratique d’une activité sportive contribue de façon essentielle à éduquer et à développer les compétences et la culture de l’enfant», apprend-on du ministère. En d’autres termes, mis à part le développement cognitif et physique de l’élève, la programmation de l’EPS parmi les autres matières scolaires, que ce soit au niveau du primaire comme au niveau de l’enseignement secondaire, contribuerait à faire évoluer les caractéristiques individuelles de l’enfant, entre autres en l’aidant à maîtriser ses émotions et en facilitant son insertion dans la société.

Un tremplin vers les grandes valeurs… et vers la réussite dans la vie

Autrement, initier à la pratique d’une activité sportive permet à l’enfant de suivre un processus éducatif qui vise à améliorer la performance humaine à travers un médiateur représenté par les activités physiques sélectionnées pour réaliser ce but. Ces activités physiques, par ailleurs, peuvent être classées selon trois catégories. La gymnastique, la danse et les autres activités d’expression corporelle visent la maîtrise du corps. Alors que les sports collectifs et les sports de combat permettent aux enfants de maîtriser essentiellement leurs comportements (volonté, fair-play, abnégation, modestie, esprit d’équipe…). D’autres activités, comme la natation, la confrontation, et les sports d’obstacles naturels, sont intégrées dans le cursus scolaire afin de permettre à l’enfant d’apprendre à maîtriser son milieu.

Il ne suffit pas uniquement de jouer au ballon ou de faire de la gymnastique. La promotion du sport en milieu scolaire permet de donner accès et à encourager tous les élèves à pratiquer une activité sportive régulièrement. Chose que beaucoup de gens ignorent, il permet aussi d’acquérir les connaissances relatives à la santé et à la prévention résultant d’une pratique utile des activités sportives. Ainsi, l’esprit sportif permet d’instaurer les principes éducatifs et moraux chez les apprenants afin de sensibiliser la société et contribuer à son évolution. L’activité sportive régulière permet, en outre, de mettre en évidence la personnalité des pratiquants, et d’affiner leurs dons et leurs compétences sportives pour ainsi améliorer leur niveau de vie… Ils peuvent même faire une carrière sportive et réussir dans leur vie… Et il faut dire qu’il y en a beaucoup qui ont connu une ascension sociale fulgurante.

Maryem Laftouty

(Journaliste stagiaire)

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