Sportif de haut niveau et ligament du genou

Sportif de haut niveau et ligament du genou

Notre pays doit faire preuve de compétence dans différents domaines. Notamment en matière de médecine sportive et de toutes les spécificités qui gravitent autour, en l’occurrence la chirurgie traumato-orthopédique.
Avec le doctuer Saïd Wahbi, professeur de chirurgie-orthopédique à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, qui y’a t-il de nouveau en matière de rupture du ligament du genou chez le sportif ? Par la tenue à Rabat du 22ème Congrès national de traumato-orthopédie, l’occasion nous est donnée également pour faire un tour d’horizons sur les nouveautés liées à la pose de la prothèse de genou, et de lancer un appel d’alerte à propos de cette nouvelle pathologie de plus en plus fréquente chez la femme marocaine : la maladie des talons hauts.
Les nouvelles techniques chirurgicales pour la pose de prothèses du genou, le remplacement du ligament rompu du genou chez le sportif, les traitements chirurgicaux adaptés aux malformations du pied liées au port de chaussures hautes, étroites et pointues chez la femme marocaine, sont quelques-uns uns des principaux thèmes, qui ont été développés lors de la 22ème édition nationale de formation continue.
Pour le professeur Saïd Wahbi, enseignant chercheur en chirurgie orthopédique et traumatologique, un des accidents du sport qui peut casser la carrière d’un footballeur, à savoir la rupture des ligaments du genou, bénéficie aujourd’hui d’une technique chirurgicale très performante, qui n’empêche pas un sportif de haut niveau de continuer sa carrière.
L’exemple le plus parlant est celui de Ronaldo, qui, après la réparation chirurgicale d’une rupture du ligament de genou, a repris de plus belle sa carrière de footballeur hors pair.
Pour le professeur S. Wahbi, aujourd’hui au Maroc, la rupture du ligament du genou, qui peut occasionner l’abandon d’une carrière, est parfaitement maîtrisable sur le plan thérapeutique.
Pour ce professeur, président de la Société marocaine de chirurgie orthopédique et traumatologique (SMACOT), aujourd’hui, la chirurgie du genou s’est nettement améliorée.
D’une chirurgie relativement lourde nécessitant de grandes incisions opératoires de 15 à 20 centimètres, ainsi que des pièces de rechange volumineuses, on dispose actuellement de matériels chirurgicaux permettant une chirurgie dite mini-invasive pour la pose de prothèses de genou, ne nécessitant pas plus de 6 à 7 centimètres pour la plaie chirurgicale et avec un matériel de remplacement plus léger.
La chirurgie mini-invasive pour les prothèses du genou consiste en le remplacement d’un genou usé par l’arthrose, douloureux, qui craque, empêche la marche et entraîne des déformations.
Ainsi, dans les cas très avancés, handicapant la marche, la seule solution thérapeutique est la prothèse du genou.
Le remplacement prothétique de l’articulation usée du genou par une autre artificielle.
L’os est alors recouvert par des pièces en polyéthylène et en métal biocompatible, afin de permettre un meilleur glissement de l’articulation Cette technique de pointe associée à une prothèse plus légère et plus malléable, permet une bonne flexion de genou, besoin satisfait pour la pratique de la prière dans le contexte religieux marocain.
Les techniques mini-invasives de la pose de la prothèse du genou, nouvellement introduites au Maroc, de plus en plus pratiquées aux USA et en Europe, ont également des retombées socio-économiques. D’un coût estimatif variant entre 40.000 et 50.000 dh, la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) assure sa réalisation en France et donc sa prise en charge, pour certains de ses adhérents, pour un coût avoisinant les 120.000dh. Le développement de la pose de prothèse du genou au Maroc, par des praticiens marocains qualifiés, engendrera donc une économie en devises de plus de 60.000 dh, pour chaque prothèse réalisée.
Les talons hauts et les déformations du pied chez la femme marocaine Pour le professeur Saïd Wahbi, la chirurgie du pied et de l’avant-pied concerne des maladies en pleine expansion au Maroc.
Ce sont les déformations du pied, déclenchées et aggravées par les mauvaises habitudes de chaussage, notamment le port de chaussures avec des talons hauts, étroits et pointus.
Cela se traduit par une déformation du gros orteil, qui chevauche les autres orteils.
Jadis, le port de babouches plates, assurait une sorte de protection pour nos grands-mères et mères,, du fait que la posture normale, avec chaussures plates ou basses, le poids du corps est réparti de façon harmonieuse ( 50 % / 50 % ), entre le talon et l’avant pied. Si, il y a 20 ans, peu de femmes marocaines consultaient pour cette pathologie, aujourd’hui, cela est devenu de plus en plus fréquent.
Les motifs de consultation sont essentiellement la douleur au niveau de l’avant-pied et une marche handicapante empêchant l’activité quotidienne.
Dans les cas évolués, avec douleur persistante surtout à la marche, on a recours actuellement, au Maroc, à des méthodes chirurgicales peu invasives, nécessitant une petite incision, une simple anesthésie loco-régionale et la marche est reprise en quelques jours.

• Par Anwar Cherkaoui

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