Stationnement à Casablanca : Les gardiens sanctionnés en cas de non-respect

Stationnement à Casablanca : Les gardiens sanctionnés en cas de non-respect

Les abus ne se limitent pas seulement au tarif arbitraire mais s’étendent également à la sous-location des licences de gardiennage, pratique devenue monnaie courante dans la corniche de Ain Diab.

Fin de l’anarchie dans les tarifs de stationnement à Casablanca. L’opération d’installation des panneaux affichant les tarifs qui doivent être appliqués a déjà démarré. Il suffit de faire un petit tour à Ain Diab pour s’en apercevoir. Tant attendue, cette mesure du conseil de la ville est destinée à lutter contre les tarifs excessifs pratiqués par les gardiens surtout durant la période estivale où les prix ont tendance à exploser. En effet, dans certains quartiers de la métropole les automobilistes sont amenés à payer 10 DH, voire jusqu’à 20 DH.

Cette situation est très visible à Ain Diab où les gardiens affichent des tarifs fixes et non négociables. Et c’est précisément là où ils se font le plus d’argent. Et ce n’est pas un hasard si le conseil de la ville a installé depuis vendredi ses premiers panneaux à Ain Diab. Les abus ne se limitent pas seulement au tarif arbitraire mais s’étendent également à la sous-location des licences de gardiennage, pratique devenue monnaie courante dans la corniche de Ain Diab. Il faut aussi signaler qu’outre l’emplacement, les gardiens de voitures fixent leur prix selon la tête du client et le modèle du véhicule (voiture de luxe ou voiture ordinaire).

Ce ne sera désormais plus le cas. Il faudra à présent payer 3 dirhams pour stationner sa voiture, 5 dirhams pour les camions et 2 dirhams pour les motos. Il faut préciser à ce sujet que ces tarifs ne sont pas nouveaux mais avaient déjà été fixés par arrêté fiscal en vigueur depuis des années. Le tarif de stationnement dans n’importe quel quartier casablancais qui dispose d’une zone de stationnement gratuite est de 3 dirhams. Il reste à savoir si ces tarifs seront effectivement appliqués? Toujours est-il qu’en cas de non-respect, les gardiens seront soumis à des sanctions comme le précise Mohamed

Bourhim, l’adjoint du président du conseil de la ville chargé du transport. «Les gardiens qui continuent à imposer leurs tarifs se verront retirer leur autorisation». Il n’est pas inutile de rappeler que la Cour régionale des comptes avait dans un rapport tiré la sonnette d’alarme en pointant du doigt les tarifs excessifs pratiqués par les gardiens, qui peuvent «atteindre des proportions largement supérieures aux droits prévus à l’arrêté fiscal». La Cour avait également signalé une prolifération des parkings sauvages et illicites au niveau de toute la ville ainsi que l’absence d’une politique claire pour la détermination des droits de stationnement et la faiblesse des recettes résultant du service de stationnement public.

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