Stérile et… père de deux enfants !

Stérile et… père de deux enfants !

«Je suis stérile alors que je suis père de deux enfants !», balbutie S.A devant les éléments de la police à Tifelt avant de baisser la tête. Les policiers qui recueillaient ses déclarations ne sont pas surpris. Tout est possible pour eux dans cette localité. Leur chef lui pose des questions et lui demande plus d’explication. Il doute au départ de ses déclarations. De coutume, un flic doit se douter de toutes les déclarations jusqu’au preuve du contraire. Car, le plaignant pourrait se venger d’une personne en l’accusant alors qu’elle est innocente. S.A continue de baisser la tête, en ne savant quoi répondre, ni quoi expliquer. Ce qui lui est arrivé dépasse son imagination. Il n’a jamais cru être trompé par son épouse. Il avait vingt-quatre ans quand il s’est marié avec elle en 1991, alors qu’elle était sa cadette de quatre ans. Il se souvient du jour où il l’a croisée la première fois dans une ruelle de Tifelt avant de se présenter chez sa famille pour la demander en mariage. La durée de leur fiançailles n’a pas été longue avant de se retrouver sous le même toit au quartier les Andalous. La vie n’était pas facile pour eux. Il gagnait sa vie en travaillant dans des chantiers de construction comme journalier. Ne supportant plus la vie que menait son époux, Fatiha, née en 1971, décide de retourner chez ses parents. Ces derniers et ses amies ont tenté de la ramener à la raison et la renvoyer à son foyer. En vain. «je veux divorcer et rien d’autre», lui lança-t-elle quand il s’est rendu chez les parents de Fatiha. Ces mots bourdonnaient à ses oreilles. Et pourtant, il a essayé encore de lui rendre raison. Mais toujours en vain. Il a fini, quatre ans plus tard, par la répudier. Alors qu’il tentait de l’oublier, une bonne nouvelle lui est parvenue. Sa femme est enceinte. Plein de joie, il lui a demandé de retourner à la maison. Elle ne veut plus de lui. Il fallait attendre deux ans plus tard, pour qu’elle se convainque de la nécessite de se réconcilier et se remarier une fois encore pour élever leur fillette sous le même toit. Au fil des jours, elle tombe une nouvelle fois enceinte et accouche, en avril 2002, d’un nouveau-né de sexe masculin. Aussitôt, S.A, lui demande de prendre des contraceptifs puisqu’ils ont une fille et un garçon. Une année et demi plus tard, un ami sincère se présente chez lui, en lui annonçant la mauvaise nouvelle. «Les deux enfants ne sont pas les tiens», lui dit-t-il. Comment et pourquoi ? Hors de lui, il tente de le gifler. Son ami le calme et lui demande de faire les analyses. «Tu es stérile et tu ne peux pas faire des enfants», lui lance le médecin. Il se rend à la police pour déposer plainte. Convoquée, Fatiha nie les accusations. Mais le certificat du médecin était ferme. Dès lors, elle ne peut plus mentir. «Samira et Mohamed sont les fils de Hassan et de K.M», avoue-t-elle. Elle a entretenu une première relation avec Hassan, soudeur de son état, père de trois enfants, et une deuxième avec K.M, peintre en bâtiment, père de quatre enfants. Son mari, S.A, ne croit pas ses oreilles quand il a entendu le nom de K.M. Il est son ami intime. Fatiha et Hassan ont été traduits devant la Chambre correctionnelle près le tribunal de 1ère instance de Khemisset. Alors que K.M est actuellement recherché.

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