Suez et Lydec : La réhabilitation des décharges sauvages s’impose

Suez et Lydec : La réhabilitation des décharges sauvages s’impose

Pour protéger les océans et les ressources en eau

Il faut stopper l’hémorragie. C’est le constat unanime des experts présents au cours de la conférence organisée vendredi dernier par Lydec et Suez à la COP22 en prélude à la journée des océans. Francois Pyreck, directeur général de recyclage et valorisation chez Suez, a donné l’exemple de la ville de Meknès. Il a précisé à ce titre qu’une convention va être signée d’ici un mois entre la ville de Meknès, la coopérative des chiffonniers et Suez pour le recyclage des déchets et la revente de ces matières. La gestion des déchets dans les pays émergents, selon Francois Pyrec, a «une dimension sociale très forte». Concernant le tri sélectif au Maroc, il est fait par les chiffonniers dans les rues et les décharges.

  Fermeture des décharges non contrôlées

Quant à l’intervention de Suez dans la ville de Meknès, Francois Pyreck explique qu’en 2013, la ville abritait une décharge non contrôlée depuis une vingtaine d’années. Les déchets contaminaient la nappe souterraine, et la décharge dégageait du biogaz, un marché de travaux de réhabilitation a été financé par le ministère de l’environnement marocain dans le cadre du plan national des déchets ménagers. Selon M. Pyreck, les objectifs du Maroc en 2020 sont d’abord de fermer les décharges non contrôlées, construire des centres de valorisation de déchets ménagers dans les grandes villes pour passer «à un taux de valorisation de 20%. Aujourd’hui on est autour de 5%», souligne-t-il. Le troisième objectif est de créer des filières de tri de valorisation des déchets ménagers mais aussi des déchets industriels. «Il y a des coalitions pour la valorisation des déchets qui ont été créées, il y a quelques mois, entre les ministères, les acteurs publics et la société civile pour réfléchir ensemble aux solutions de restructuration des filières pour éviter que les déchets se retrouvent dans les nappes et enfin dans les océans», précise le directeur général de recyclage et de valorisation chez Suez.

Casablanca, une métropole littorale aux défis multiples

Jean-Pascal Darriet confie que «les prochains défis de Lydec c’est de continuer le dispositif de collecte des eaux usées. Aujourd’hui on est à 85% de collecte des eaux usées sur le Grand Casablanca, on va continuer pour arriver à 90% de taux de collecte. On va également continuer de travailler sur la défense de l’ensemble des tissus urbains et sur les inondations. Cela suppose la mise en place de grands collecteurs supplémentaires pour éviter des points de stagnation d’eau, des points d’inondations qui évidemment en période de fortes précipitations gênent considérablement les habitants. Or, vous le savez, on a des épisodes avec le réchauffement climatique, des épisodes extrêmes de plus en plus fréquents, donc des précipitations de plus en plus fortes même si elles arrivent tardivement dans l’année et quant elles arrivent elles sont plus violentes». Et d’ajouter: «On a donc besoin d’installations bien dimensionnées, on a besoin de réseau, d’investir encore davantage sur les émissaires, sur les grands collecteurs. C’est ce qu’on s’emploie à réaliser. Il y a un autre enjeu pour Lydec. La ville de Casablanca évolue à grande vitesse, elle continue de s’étendre, c’est à peu près 5% de la population chaque année en plus qui arrive, qu’il faut loger, qu’il faut installer dans des zones qui doivent être pourvues d’eau potable et de raccordement à l’électricité. Le travail de Lydec c’est d’assurer tout cela». Et de poursuivre : «Lorsqu’on amène l’eau potable, il faut être capable de collecter les eaux usées, de les renvoyer sur les installations où elles sont pré-traitées avant d’être renvoyées en milieu naturel. Ce travail de Lydec suppose des compétences, des moyens financiers et c’est tout cela qu’on met à la disposition du Grand Casablanca».

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

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