Sur la réforme de l’administration

Des universitaires et chercheurs, qui ont pris part à une journée d’étude sur la citoyenneté de l’administration marocaine, se sont livrés à un diagnostic de l’administration marocaine. Ils ont relevé les obstacles qui l’empêchent d’assumer au mieux sa mission. Les thèmes débattus concernent « la crise de l’administration marocaine et la nécessité de la réforme administrative », « la relation entre le citoyen et l’administration marocaine à la lumière des expériences américaine et française », « l’autorité administrative et les questions du développement et l’aménagement du territoire » et « l’administration marocaine et les droits civiques et politiques ». Les participants ont fait l’historique de la situation administrative au Maroc, depuis le protectorat, soulignant que le fonctionnaire marocain, ne craignant rien pour son avenir et son salaire, se complait dans l’immobilisme contrairement aux pays anglo-saxons où il est tenu par les exigences de rentabilité et de rendement au risque de perdre son emploi. Ils ont également mis en relief les critères qui président, selon eux, à la promotion dans l’administration marocaine, comme le « népotisme », le « clientélisme » et la « marginalisation » des compétences, dénonçant au passage l’incompétence, la « lenteur » dans l’exécution, la « centralisation » des décisions et l’« ingérence des autorités dans les affaires administratives ». L’universitaire Abdelghani Khalid a préconisé, pour une meilleure intégration de l’administration dans le processus de développement, la connexion de l’administration au système de l’enseignement pour permettre une grande insertion des compétences dans la vie active, une motivation des ressources humaines, une réforme du système de promotion, une modernisation de la gestion, une simplification des procédures administratives et une grande transparence dans l’audit et le contrôle. Le forum de la citoyenneté considère que les changements qui s’opèrent actuellement sur la scène nationale exigent un débat sur une plate-forme entre toutes les composantes de la société civile, les opérateurs économiques, les forces politiques et les gens de la presse en vue de s’entendre sur les moyens à même de promouvoir la citoyenneté de l’administration marocaine.

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