Sur la voie de la promotion des droits de l’Homme

Dans le cadre de l’émission « Bissaraha », diffusée jeudi dernier par la chaîne arabe d’informations en continu « ANN », le ministre de la Justice, M. Omar Azziman, a rappelé que 80 % des arrêts de justice ont été exécutés, ajoutant que ces arrêts sont prononcés conformément aux lois en vigueur en dehors de toute autre considération.
Le ministère de la Justice est fier d’avoir pris toutes les dispositions juridiques et disciplinaires à l’encontre de ceux parmi les magistrats impliqués dans des affaires de prévarication, relevant que des centaines de dossiers ont été soumis à la Justice.
Pour sa part, le ministre des Droits de l’Homme, M. Moha-med Aujjar, a souligné que malgré les aspects positifs enregistrés au niveau des droits de l’Homme, le peuple marocain mérite de la part du gouvernement un effort qui colle plus à ses problèmes quotidiens. M. Aujjar a fait remarquer qu’il existe un grand chantier pour harmoniser les textes et les rendre plus conformes aux conventions internationales ratifiées par le Maroc, rappelant qu’il a été décidé de généraliser l’enseignement des droits de l’Homme à tous les cycles scolaires.
Après avoir comparé « Diwan Al Madhalim » à d’autres institutions européennes notamment suédoise, Moulay Hachem Alaoui, magistrat au Conseil constitutionnel, a déclaré qu’il s’agit d’un nouveau-né auquel toutes les conditions de succès ont été réunies en vue de répondre, à l’avenir, à toutes les questions qui lui seront soumises. De son côté, M. Faïçal Khatib, membre du Conseil consultatif des droits de l’Homme, a souligné que l’existence d’institutions similaires constitue, en réalité, « un moyen de faire face à toutes les formes de désordre y compris administratif », insistant sur la nécessité de rétablir la confiance chez le citoyen marocain, par le sérieux et l’efficacité de ces institutions, car, les problèmes ne peuvent être réglés en dehors d’un cadre institutionnel.
M. Abdallah Oualladi, président de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme a estimé, pour sa part, qu’on ne peut évaluer la situation des droits de l’Homme en 2001 sans prendre en considération l’évolution qu’ont connue ces droits depuis plus de huit ans, précisant que ce bilan positif est le fruit de ce processus.
Cependant, «plusieurs violations ont été enregistrées dans ce domaine, violations qui ne peuvent néanmoins être tenues pour « systématiques de la part de l’administration », a-t-il dit. M. Mohamed Sektaoui, président d’Amnesty international -Maroc, a souligné l’existence d’un progrès palpable et d’une volonté politique de changement dans le domaine des droits de l’Homme. La doyenne de la faculté des lettres de Mohammédia et membre de la Commission consultative pour la réforme de la Moudawana, Rahma Bourkia, a considéré que la condition de la femme au Maroc est sur la bonne voie pour parvenir à des solutions aux problèmes posés au niveau législatif, à travers la révision des lois, et à d’autres niveaux intéressant, notamment, la promotion de son image et de sa condition, via l’éducation et les médias.
Enfin, M. Khalid Naciri, président du Centre arabe des droits de l’Homme relevant de la Ligue arabe, a noté que le Maroc a réussi à créer un consensus autour de la réforme, grâce à la volonté royale et à la lutte des défenseurs des droits de l’Homme au Maroc, ajoutant que « beaucoup de questions restent néanmoins posées ».

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