Sur la voie de la réforme de la justice

Le processus de la réforme judiciaire au Maroc a été lancé juste après le retour d’exil de feu SM Mohammed V lorsque le Souverain défunt avait donné ses Hautes instructions pour l’instauration d’un système démocratique basé sur la séparation des pouvoirs dans le cadre d’une monarchie constitutionnelle, a affirmé Driss Dahhak, président de la Cour suprême. Dans un exposé sur « Le système judiciaire marocain », présenté mardi à Marrakech, devant une délégation de la Fondation américaine « Peter Gruber », actuellement en visite au Maroc où elle devrait procéder à la remise du Prix international de la Justice, M. Dahhak a rappelé que ce processus destiné à consolider l’Etat de droit a été conforté par la mise en place des institutions et l’engagement du Royaume à se conformer aux conventions internationales, spécialement celles inhérentes aux droits de l’Homme. Après avoir passé en revue l’évolution que la législation marocaine a connue depuis l’indépendance, M. Dahhak a relevé qu’une panoplie de mesures destinées à garantir l’exercice des libertés individuelles et collectives et à renforcer les droits de l’Homme tels que reconnus universellement, ont accompagné cette évolution, dont la création du Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH), le Conseil constitutionnel, la Cour des comptes et Diwan Al Madalim. M. Dahhak a fait également savoir que le Maroc compte quelque 3.000 juges nommés par SM le Roi sur proposition des membres de la Cour suprême, soulignant que la justice est en pleine évolution grâce aux Hautes Directives du Souverain portant sur l’amélioration de l’administration judiciaire, la préservation de son indépendance et son adaptation aux exigences du 21ème siècle.

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