Sur les perspectives des réserves biologiques

En commémoration de la Journée mondiale des zones humides, le ministère chargé des eaux et forêts a organisé, le week-end dernier, à l’université Al Akhawayn à Ifrane, un séminaire sur « Les zones humides et leurs valeurs culturelles ».
Organisée en collaboration avec l’Institut scientifique de l’Université Mohammed V et la Province d’Ifrane, cette manifestation a été marquée par la participation d’une pléiade de chercheurs et de spécialistes d’organismes internationaux et des départements ministériels concernés qui ont examiné les différents aspects de l’application au niveau du Maroc des clauses de la convention internationale sur la protection des zones humides (Convention Ramsar).
L’objectif du séminaire est de sensibiliser un large public aux valeurs, tant écologiques que culturelles, des zones humides qui représentent 6 pc de la superficie émergée de la planète et constituent d’importants réservoirs d’eau.
Aujourd’hui, la protection et la préservation de ces milieux naturels est d’autant plus primordiale qu’ils remplissent de nombreuses fonctions vitales, notamment l’épuration et le stockage des eaux, le renouvellement de la nappe phréatique, la protection contre les tempêtes et la maîtrise des crues, ainsi que la stabilisation du littoral et la protection contre l’érosion.
En effet, et comme l’a souligné le directeur de la conservation des ressources forestières au ministère chargé des eaux et forêts lors de la séance d’ouverture, ces zones qui recèlent une diversité biologique et écologique extraordinaire, restent parmi les milieux les plus menacés au monde à cause de la surexploitation de leurs ressources, du drainage dont elles font l’objet et surtout de la pollution qu’elles subissent.
Le programme du séminaire a porté sur des exposées et interventions traitant notamment des « Zones humides au Maroc ? réalisations et perspectives », du « Plan national d’aménagement des bassins versants », de l’ « Application des critères ornithologiques de la convention Ramsar aux zones humides du Maroc » et des « Potentialités et conservation des zones humides du Moyen-Atlas».
Des posters et expositions sur le projet du Parc naturel d’Ifrane et les impacts humains sur les zones humides du Maroc, ainsi qu’une visite au site naturel Afennourir à Ifrane, ont été également au programme de cette manifestation.
A signaler que la convention Ramsar, dite aussi convention sur les zones humides, est un traité intergouvernemental adopté, le 2 février 1971 à Ramsar (ville iranienne).
La convention, qui regroupe actuellement plus de 100 parties contractuelles, a pour mission de favoriser la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides.
Le Maroc a adhéré à ce traité en 1980 en inscrivant quatre zones humides sur la liste de Ramsar. Il s’agit respectivement des réserves biologiques de Sidi Bou Ghaba (650 ha) et de Merja Zerga (7300 ha), situées dans la région de Kénitra, de la réserve biologique de Khnifiss (6500 ha) qui est une lagune côtière au sud de Tan-Tan, et de la réserve d’Aguelmam Afennourir (250 ha), qui est un lac de montagne permanent à 40 km au Sud-ouest dIfrane.

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