Sur les rails de la modernité

Les participants à un séminaire, organisé du 8 au 12 juillet à Rabat sur le thème «éthique professionnelle dans le service public», ont souligné l’importance cruciale que revêt le service public pour la bonne marche de l’Etat, la réussite de la bonne gouvernance, la qualité des prestations publiques et leur efficience pour le développement économique.
Dans une intervention intitulée, «Approche générale de l’éthique professionnelle dans le service public», l’expert australien, H. Whithon a dressé un historique du système d’éthique publique en Australie et a jeté des éclairages sur les systèmes en vigueur dans des pays tels que les USA, la Grande Bretagne et le Nigéria, indique un communiqué du collège des inspecteurs généraux des ministères (CIGM).
Dans ce cadre, il a souligné que l’éthique dans le service public est déjà prise en charge par un certain nombre de pays et d’institutions internationales et fait partie intégrante de la moralisation de l’administration publique.
Le conférencier a expliqué les fondements distinctifs de l’éthique générale et de l’éthique professionnelle. Le mérite de cette distinction, étant que la première repose sur la morale et les valeurs sociales et, débouche sur une déontologie du citoyen. La seconde, quant à elle, repose sur la notion d’intérêt général et implique une déontologie de l’agent public dans l’accomplissement de ses obligations.
Et d’ajouter que l’éthique professionnelle du service public nécessite l’élaboration de codes de bonnes conduite, qui reposent sur dix principales valeurs éthiques: la légalité, l’égalité, l’impartialité, le service, l’intégrité, le diligence, l’efficience, l’innovation, l’obligation de rendre compte et la responsabilité.
Pour la mise en oeuvre de l’éthique professionnelle, M. Whithon a mis l’accent sur la nécessité de la planification stratégique. Cette dernière suppose une approche basée sur la formation, la communication et la concertation. Elle se compose, par ailleurs, de neuf étapes distinctes et s’articule autour de trois niveaux : le stratégique, l’intermédiaire et l’opérationnel.
De son côté, John Boyd, expert australien dans le domaine, a démontré aux cadres des IGM l’utilité d’un certain nombre d’instruments à usage préventif, pour permettre au système de contrôle interne une meilleure appréciation des relations de l’administration avec son environnement. Ces instruments se ramènent à une stratégie préventive, à l’évaluation des risques et aux tests d’intégrité.
Initié par le collège des IGM, cette rencontre, a été organisée en partenariat avec l’institut démocratique pour les affaires internationales, le ministère des transports et de la marine marchande, le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) et le Comité d’éthique de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

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