Surenchère électorale autour de la création d’emplois entre l’USFP et l’Istiqlal

Surenchère électorale autour de la création d’emplois entre l’USFP et l’Istiqlal

Pur hasard de calendrier ? Le même jour, 23 juin 2007, où le Parti de l’Istiqlal dévoilait le volet de son programme électoral réservé à l’emploi et à la croissance, l’USFP (Union socialiste des forces populaires) faisait adopter le sien par son conseil national.
Le PI, au terme de longs mois de travail de commissions spécialisées, dévoile un programme qui engage le parti de Abbas El Fassi à la création de 1.300.000 nouveaux emplois en cinq ans. Mais aussi à la réduction du taux de chômage de 10 à 7 % pendant la même période, soit la durée du mandat du gouvernement. Pour ce faire, le PI ambitionne de réformer le système universitaire, notamment à travers la création des "Universités de métiers". Ces dernières viendraient supplanter 80 % des unités universitaires actuelles.
Les lauréats des universités, ainsi réformées, expliquent les stratèges de l’Istiqlal, seraient absorbés par les opportunités d’emploi que créeraient les nouveaux contrats-programmes  et notamment dans l’offshoring, le logement, l’automobile, l’électronique et le consulting et l’ingénierie. Ces contrats-programmes, douze au total, devraient nécessiter une enveloppe budgétaire de 5 milliards de dirhams. D’ailleurs, le PI affirme vouloir travailler à atteindre un taux de croissance moyen de 6% hors filière céréalière. Le Parti de l’Istiqlal a initié, en présentant à Casablanca, le volet emploi de son programme électoral, une série de rencontres pour dévoiler les grandes lignes de son programme électoral placé sous les signes du "volontarisme" et de l’"égalitarisme". Derrière ce programme, font bloc les figures les plus en vue du PI, notamment son équipe de jeunes ministres.
L’USFP, du moins sur le volet création d’emplois, ambitionne et promet de faire mieux. Parmi les aspects qui retiennent le plus l’attention dans le programme socialiste adopté samedi à Rabat, on retrouve la promesse de créer 2 millions d’emplois sur cinq ans. Mais à favoriser aussi une croissance annuelle moyenne de 7 %. «L’un des points forts de notre programme pour l’emploi et la croissance est la régionalisation du programme Emergence pour déboucher sur dix pôles d’excellence», explique l’un des experts USFP qui a travaillé à l’élaboration du programme des amis de Mohamed Elyazghi. Ce parti ambitionne également, à travers son "Small Business Act", à donner un coup de pouce aux PME/PMI et qui consiste à agir sur les charges sociales et notamment le volet "impôts". Il est, entre autres, question de ramener l’IS de 35 à 25% pour cette catégorie d’entreprises.
Le "Small Business Act" n’est pas la seule trouvaille USFP. Dans le volet social, les socialistes proposent "Força" (Opportunité) qui consiste à allouer un revenu minimum aux familles démunies. Ce revenu serait de l’ordre de 500 DH mensuels. L’octroi de ce revenu est conditionné à la scolarisation des enfants et notamment des filles. Mais aussi "Amal attalib" (Espoir de l’étudiant) qui serait une sorte de résurrection du service civil. Ce programme permettrait à tout étudiant à la recherche d’un emploi de bénéficier, sur deux ans, d’une bourse à condition d’être impliqué dans l’un des programmes sociaux : lutte contre l’analphabétisme par exemple. D’ailleurs, outre la croissance et les emplois par millions, les socialistes promettent d’en venir à bout de la pauvreté à raison de moitié dans une décennie.

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